
Les salariés avaient été prévenus mercredi matin par la direction du site industriel blanquefortin, cette journée était la dernière de production des boîtes de vitesse automatiques.

Une fermeture anticipée
La production s’est en fait arrêtée huit jours plus tôt que prévu.
Bien sur, la fabrication était quasiment nulle depuis de longues semaines, mais les employés du site Ford devaient normalement finir le mercredi 31 juillet. Il n’en sera rien puisqu’hier était leur dernier jour de travail au sein de l’usine girondine.
Fabrice Devanlay, le porte-parole de Ford France, a confirmé l’affaire en précisant que la production du site était effectivement et définitivement terminée. Il assure que ces derniers jours les volumes produits étaient extrêmement faibles.
Ford vs Le Maire : 1 – 0
La mise à l’arrêt de l’usine girondine avait été annoncée en février 2018 par le constructeur américain qui, malgré l’implication du gouvernement français et notamment de son ministre de l’économie, Bruno Le Maire, n’a pas voulu revoir ses plans ou entendre parler d’un repreneur.
Ford a finalement obtenu la validation en mars dernier de son PSE (Plan de Sauvegarde de l’Emploi ou l’appellation contemporaine du plan social et des licenciements ) par les services compétents.
Les quelques 850 employés de Ford-Blanquefort ont donc définitivement quitté hier l’usine de la région de Bordeaux et ils n’y reviendront pas puisque Ford leur a demandé de vider leurs casiers hier mercredi.
A ce jour, ce sont environ 400 salariés de l’usine Ford qui auraient trouvé une nouvelle situation soit par le biais d’une formation/reconversion, d’un reclassement, d’une pré-retraite ou d’une aide à la création d’un projet professionnel individuel.
Via Ford.