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Lotus Elise : No time to die

Dans une interview donnée tout récemment à Automotive News, Matt Windle, le directeur executif de Lotus a déclaré :
« Nous avons délibéré un long moment sur l’avenir de l’Elise. La vérité c’est que l’ensemble du site de production d’Hethel vient d’être transformé et entièrement automatisé.
Nous n’avions simplement plus la place de produire l’Elise. Toutefois s’il y a le bon projet et le bon partenaire se présentent, je ne vois pas pourquoi refuser de céder l’ensemble du matériel nécessaire à la production de l’Elise. C’est une voiture tellement merveilleuse ».

Elises are forever (ou presque…)

Dans les prochains mois, la Lotus Elise commercialisée depuis 1996, mais aussi l’Exige vendue depuis 21 ans et l’Evora fabriquée depuis 2008 vont quitter la production et l’offre Lotus Cars pour céder la place à la nouvelle Lotus Emira, dernier modèle du constructeur d’Hethel propulsée par un moteur à combustion interne. Ensuite ce sera le passage à l’électrique, y compris pour le « petit » modèle d’entrée de gamme, successeur de l’Elise.
Présentée en septembre 1995, mise sur le marché un an plus tard, la toujours séduisante Elise fêtera à la rentrée prochaine son quart de siècle d’existence.
Mignonne, performante, presqu’accessible, elle est un peu la colonne vertébrale du constructeur anglaise tant par sa longévité dans le temps que par sa conception tenante du fameux « Light is right » cher à Colin Chapman.
C’est elle qui touché le coeur des amateurs de Lotus mais c’est aussi elle qui a permis à la marque de perdurer et d’exister encore en 2021. Plus que les réussies et très performante Exige et Evora, c’est dans l’Elise que l’on trouve l’esprit de la marque.
Alors pourquoi faire disparaitre une des dernières petites sportives alors qu’elle est en capacité de faire encore longtemps le bonheur des amateurs de petites « voitures dédiées au plaisir de la conduite ou du pilotage ». C’est en tout cas ce que sous-entend le propos de Matt Windle.

License to produce

Si l’affaire venait à se finaliser dans les prochains mois, et comme l’avait fait Lotus en 1973 avec la Seven en vendant à Caterham l’outillage nécessaire à la production, le constructeur d’Hethel pourrait vendre à un prix décent à un autre constructeur ou à investisseur sérieux et fiable, l’ensemble de l’outil industriel nécessaire au maintien en production et donc en vie de l’Elise.
Celle-ci changerait alors de marque mais pas de nom, ni de conception ce qui devrait satisfaire les amateurs du genre « petites anglaises ».

The Elise we love

Cette option si elle se matérialise serait une excellent chose pour les amateurs mais aussi pour l’automobile qui a oublié depuis quelques années d’être vive, plaisante à conduire, parfois minimaliste pour devenir « Heavy electric is right », ce qui est très loin d’être la réalité dans le monde merveilleux de la voiture.

Le dossier Lotus Cars et Elise est donc à suivre dans les prochains mois tout comme la présentation de la nouvelle Emira qui aura lieu au Goodwood Festival of Speed qui se tiendra (normalement) du 8 au 11 juillet prochain si la version indienne du Covid-19 n’a pas imposé un nouveau confinement au Royaume-Uni.

Via AutomotiveNews.

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