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BMW : Oliver Zipse est le nouveau patron

Il y a un peu plus de deux semaines, nous apprenions la chute d’Harald Krüger et la non reconduction de son mandat à la tête de BMW. Nous cherchions alors qui allait pouvoir le remplacer. La succession est désormais assurée puisqu’à compter du 16 août prochain, c’est Oliver Zipse qui sera le président du directoire de BMW et de ses marques.

Le nouveau boss, un homme de la maison

Oliver Zipse a 55 ans, il membre du directoire de BMW et directeur de la production au sein du groupe industriel munichois.
Il vient d’être nommé par le Conseil de surveillance de l’entreprise qui a pris cette décision ce jeudi 18 juillet lors d’une réunion qui se tenait à Spartanburg en Caroline du Sud (USA), où la marque allemande produit ses grands SUV haut de gamme.
Zipse est un ingénieur de formation et surtout un pur produit BMW puisqu’il commencé sa carrière « béhémiste » comme stagiaire en 1991. Comme dit plus haut, Oliver Zipse était jusqu’à cette semaine le patron de la production.
C’est donc lui qui va avoir la charge dans moins d’un mois de prendre les rênes de l’entreprise puis de relancer BMW dans la course au premium et à l’électricité.

Entre la perte en 2016 du premier rang de producteur de véhicules premium au profit de Daimler (Mercedes-Benz) et les remarques faites au printemps par des agences de notations et des analystes qui regrettaient haut et fort une stratégie globale un peu confuse, la famille Quandt et le conseil de surveillance n’ont pas été longs à réagir.
La dernière salve était venue de chez Bloomberg à la fin du mois de mai et le 5 juillet, Harald Krüger était « débarqué ».

Au moins deux challenges (si on fait abstraction du design)

Oliver Zipse va avoir la lourde tache de ramener dans un premier temps BMW au niveau du rival historique, le groupe Daimler et sa prestigieuse division automobile Mercedes Benz. Ensuite, il devra mettre le turbo pour booster la marque afin de lui permettre de repasser devant le concurrent stuttgartois qui continue de progresser.
Malgré de nouveaux records de ventes chaque année, le constructeur de Munich ne parvient toujours pas à faire aussi bien que son concurrent de Stuttgart.
L’affaire est dite et redite un peu partout, BMW a perdu des parts de marché, que ce soit sur son marché domestique ou dans le monde (peut être une affaire de design et de calandre ?).
Pour le conseil de surveillance et le directoire de la Bayerische Motoren Werke cette rengaine était devenue insupportable. Il fallait agir et Harald Krüger n’était plus l’homme de la situation.
Par ailleurs, Krüger paye cash ses réticences à lancer BMW dans la production de masse de véhicules électriques alors que les autres dirigeants ne semblent plus croire qu’en la fée électricité.
Les L6 et V8 seraient-ils passés de mode à Munich, ce n’est pas encore certain mais cela semble en prendre le chemin.
Est ce à dire que les L3, L4, les motorisations PHEV et électriques sont seuls l’avenir de BMW, c’est de l’ordre du possible alors que la marque a fait sa belle réputation sur les moteurs à six, huit et dix cylindres.
Pas sur que l’association « très très gros haricots », design mastoc, traction et motorisations électrifiées soient uniquement l’avenir de la marque même si les dirigeants actuels semblent hélas y croire.
Toujours est il qu’Oliver Zipse aura aussi ce défi à relever et il est loin d’être gagné.

Un homme à suivre dès la fin août et lors de la conférence de presse de BMW lors de l’ouverture dans 52 jours du petit salon de Francfort 2019.

Via BMW Group.

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