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Marché automobile français (mai 2020) : Certains y voient déjà une reprise !

Mars 2020 : -72%
Avril 2020 : -88.8%
Mai 2020 : -50.34%

Le marché hexagonal encore chuté en mai de 50,34 %, sous l’effet des mesures de confinement mais… les constructeurs disent déjà y voir les premiers signes d’une reprise si on se fie aux données publiées ce lundi par le CCFA.
Avec un déconfinement partiel qui a débuté le 11 mai, même si ce fut à petite vitesse, les ventes, ou les immatriculations plus exactement, ont eu le temps de reprendre.
Il faut garder à l’esprit qu’en mars dernier, tout s’est arrêté brutalement, y compris les immatriculations qui sont ainsi du attendre deux mois avant d’être enregistrées.
Signes de reprise, rien est moins sur mais signe de retour vers une certaine normalité et un peu de méthode coué pour tenter de relancer la machine surement !
Il ne faut pas se leurrer, le marché français est très nettement dans le rouge foncé actuellement et il faudra de longs mois, si ce n’est plus, pour qu’il revienne dans le vert.

François Roudier expose la position du CCFA

On a noté une nette reprise en fin de mois, c’est-à-dire que tout le système de distribution et celui de livraison ainsi que les commandes se sont débloqués. Le chiffre du début de mois était très bas, très proche du mois dernier, puis progressivement avec la réouverture des concessions automobiles, les livraisons, des distributions mais aussi les commandes sont reparties alors qu’elles étaient négatives le mois dernier.
Les perspectives demeurent très floues pour la première fois depuis des années.
Pour l’année 2020, les prévisions du secteur sont comprises entre –20% et –30% mais elles sont à prendre vraiment prudemment car il nous manque encore beaucoup d’informations. »

Un oeil sur les tendances et ce qui s’est immatriculé en mai et depuis le début de l’année

Fort logiquement, les groupes automobiles français ont encore été très à la peine en mai sur un marché de l’automobile qui totalement orienté à la baisse (- 50.34%) mais il ne faut pas se le cacher, le régime est le même pour les marques étrangères qui ont subi elles aussi la crise sanitaires et ses effets négatifs.
En mai, le Groupe PSA (Peugeot, Citroën, DS Automobiles, Opel) a connu un recul de ses immatriculations de voitures particulières neuves de 56.07%. Opel, avec une baisse de près de 62% tire le groupe vers le bas alors que DS Automobiles fait mieux que les deux marques majeures du groupe avec seulement -47.07%.
Quoiqu’il en soit ce mois ne restera pas dans la mémoire des dirigeants de l’entreprise franc comtoise.

Les firmes automobiles françaises

Le groupe Renault (Renault, Dacia, Alpine) fait à peine mieux avec une baisse de 50.39% des immatriculations. Si Renault et Dacia sont dans la mouvance du marché, Alpine plonge fortement avec seulement 78 coupés A110 mis à la route et une chute de 73.91% des immatriculations.

Globalement, les groupes automobiles français chutent plus fortement que la moyenne avec seulement 53.024 livraisons et une part de marché qui tombe à 55.06% (presque 4 points de différence entre 2019 et 2020).

Les chiffres du marché en mai 2020 et l’évolution depuis le 1er janvier

Les marques étrangères

Du coté des marques automobiles importées, la baisse des livraisons est importante mais de 10 points inférieure à celle des voitures françaises puisqu’elle s’établit à -45.63%.
Chez les constructeurs étrangers, il y a là aussi des gagnants et des perdants.
Le champion du mois de mai 2020 s’appelle Mini. La firme anglo-allemande voit croître ses immatriculations de 9.7% (1.972 livraisons en 05/2020 versus 1.760 en 05/2019).
Porsche limite aussi « la casse » avec -18.85% alors que les autres marques du groupe VW sont entre -37.10% et -100%.
On notera que quelques marques limitent la casse, il s’agit des sud-coréens Kia et Hyundai et de Volvo Cars, mais pour le reste des marques c’est le plongeon même pour une marque comme Suzuki qui, généralement, joue placé.
Les 7 mois à venir seront cruciaux pour permettre aux marques de se relancer et de rester dans la course en 2021.
Les mois à venir vont nous permettre de voir si les 200.000 voitures « super primées' » par l’état dans son plan de sauvegarde de la filière automobile seront vite écoulées ou si elles n’aideront pas vraiment à la relance des ventes.
Le prochain cap est fixé au 30 juin à minuit pour voir si ce fameux et important mois de basculement est reparti vers une nette hausse des ventes ou si les gens préfèrent cette année, faire des économies et s’occuper de leurs vacances au grand air dans l’hexagone.

Des tableaux pour un aperçu de ce qu’est actuellement le marché

Ci dessous vous retrouverez les TOP 100 des ventes de voitures particulières et de véhicules utilitaires légers depuis le 1er janvier de cette année. Les volumes sont bien évidemment atypiques mais ils permettent de se faire une idée de ce qui a été perdu depuis l’hiver dernier, sachant que que l’épidémie a joué un effet de turbo sur la baisse des ventes qui était déjà amorcée.

Ici, vous découvrirez la répartition des ventes par segment mais aussi par type de carrosserie avec notamment une confirmation, la quasi mort du segment des monospaces totalement phagocyté par celui des SUV et autres crossovers.

Enfin, un petit aperçu de la situation du diesel sur le marché avec toutefois une question, aucun diesel n’a été immatriculé en mai 2020 ou les chiffres ne sont pas encore disponibles ?

Il faut désormais regarder devant pour voir si la relance du monde automobile est bien là ou si il s’enfonce dans le marasme et la crise. Rien n’est jamais gagné d’avance mais les estimations faites par des organismes sérieux et habituellement fiables parlent tout de même d’un marché en possible récession de 20 à 30% en 2020 ce qui serait tout sauf une surprise.
Les aides d’état à l’achat vont elles réellement aider ? Les ventes de VE vont-elles exploser comme l’annonçaient il y a quelques semaines les « tenants du fameux monde d’après » ? Le marché va t-il être impacté à tous les niveaux ou le segment B va t-il sortir renforcé après le 31 décembre 2020 ? Quid du marché du véhicule d’occasion qui est et reste, malgré la crise ambiante, le 1er marché automobile hexagonal ? Les flottes d’entreprises vont elles continuer à représenter plus de 50% du marché automobile ? Le marché du vélo va t-il mettre une claque au marché automobile urbain comme certains le crient haut et fort ?
Voilà quelques une des questions que l’on peut se poser au sortir du déconfinement et de la lente remise en route. Le pays et son économie vont toutefois devoir s’adapter à « mieux consommer » pour subsister, devenir durables et pas seulement rester du consommable ou du jetable.

Via CCFA, AAAData.

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