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Haro sur le moteur thermique

Dans le dictionnaire de la langue française « Crier haro » veut dire exprimer sa révolte ou sa détestation envers un individu ou envers quelque chose.
Depuis quelques années, les moteurs thermiques de quelque nature qu’ils soient sont la cible de toutes les attaques des ONG et militants écologistes « bon teint ».
Depuis 18 mois environ et encore plus depuis le début de la pandémie, le mouvement a pris de l’ampleur et de la rudesse dans les attaques portées.
L’ampleur prend une nouvelle tournure avec l’envoi aux dirigeants de l’Union Européenne d’une lettre ouverte signée par 27 entreprises et associations qui tentent de faire pression sur les dirigeants européens pour qu’ils fassent le choix de la sortie du thermique dans les pays 27 pays membres dès l’année 2035 ou même plus tôt mais en tout cas pas en 2040.

L’ONG Transport & Environnement est à la baguette

C’est dans le cadre d’un courrier rédigé par l’associtation Transport & Environnement que les signataires se sont manifestés pour faire part de leur choix.
Cette lettre demande à l’Europe, outre l’arrêt du thermique, en 2035, celui des véhicules hybrides et hybrides rechargeables. Les signataires et l’ONG vont plus loin que toutes les propositions du moment puisque la missive explique que s’il faut absolument mettre fin aux véhicules thermiques destinés aux particuliers, les véhicules utilitaires et les poids lourds sont eux aussi concernés.
D’ailleurs le courrier explique de manière impérieuse que l’Union Européenne doit mettre en place un objectif à 0 g/km de CO2 pour l’ensemble des constructeurs automobiles et de camions à partir de l’année 2030.

Exposé des arguments

Pour tenter d’imposer leur point de vue, les entreprises associées à cette lettre ouverte évoquent d’une part le coté malsain des émissions de CO2 et d’autre part des données financières et économiques.
Le courrier rappelle des arguments déjà connus de tous comme le fait que l’ensemble des véhicules sont responsables de 15% des émissions de CO2 de l’Union Européenne et de 26% de celles de NOx.
La missive assure, sans vraiment pouvoir le prouver, que 54.000 personnes décèdent dans l’UE à cause des émissions provenant des véhicules terrestres.
Le « coup de grâce » est portée par l’annonce d’un chiffre lié à l’économie et à son coût.
En introduction de la lettre on apprend que les importations de pétrole coûtent aux environs de 200 milliards d’euros chaque année aux membres de l’Union. Si ce chiffre parait réaliste, on comprend très vite qu’il ne passera pas à zéro à la fin de l’année 2035 sauf à vouloir mettre l’intégralité du parc automobile thermique européen à la casse en 12 mois ou à interdire de circulation des dizaines de millions de véhicules.
Le courrier se satisfait de la progression des ventes des VE en Europe puisque le courrier rappelle qu’en 2020 10% des véhicules vendus sur le vieux continent étaient des véhicules électriques et ce malgré l’épidémie de Covid-19.
Il faut toutefois nuancer le propos car les 10.5% des ventes sont essentiellement à mettre au crédit des véhicules hybrides et hybrides rechargeables.
Ainsi dans un marché automobile européen à la baisse en 2020 avec seulement 9.9 millions de véhicules vendus c’est à dire 3 millions de moins par rapport à l’année 2019 (-23.7%), l’ensemble des véhicules électrifiés a représenté 1.039.500 unités livrée. C’est certes le triple de l’année 2019 mais les thermiques comptent encore pour 8.860.500 ventes.
L’écart pourrait encore être plus important si les VE et PHEV ne bénéficiaient pas de subventions d’état ou d’aides régionales.

Quand des entreprises peu vertes se prennent de passion pour le verdissement du parc automobile !

Au chapitre des signataires de la lettre, on trouve bien évidemment bon nombre d’associations et d’ONG écologistes engagées dans la lutte contre tout ou presque mais aussi des géants comme Coca Cola, Ikea, Metro AG, Uber, Sky ou Lease Plan qui ne sont pas réputés pour leurs démarches écologiques, respectueuses ou sociales.
Sans surprise, on découvre que le constructeur suédois Volvo est de la partie tout comme le nouveau constructeur britannique de petits camions et autobus électriques, Arrival.
Cela est finalement en accord avec les belles sessions de greenwashing mises en avant par les marques et notamment celles du groupe Geely, la dernière étant celle faite récemment autour de Polestar.

Une affaire écologique à suivre.

Pour retrouver l’intégralite de la lettre (en anglais), cliquez sur ce lien.

Via Transport&Environnement, UsineNouvelle, CleanCities.

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