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Dossier Renault-Nissan : L’Alliance contre-attaque

Après l’annonce par le Financial Times d’un « plan secret » mis en place par les cadres dirigeants de Nissan pour redonner son indépendance au groupe industriel japonais, la direction de Renault et celle de Nissan lance leur contre-attaque qui vise à démentir ce projet mais aussi à rassurer les marchés.

Après la session « communication » de Carlos Ghosn, l’Alliance n’avait pas besoin de cette nouvelle affaire qui a obligé les dirigeants de Renault et de Nissan à monter aux créneaux pour démentir officiellement ce projet ou… se lancer dans une communication façon méthode coué.

La position de Renault

Dans un entretien accordé au média belge Le Soir, le président de Renault mais aussi de l’alliance Renault-Nissan-Mitsubishi a fermement démenti les rumeurs autour d’un possible divorce entre les partenaires de l’Alliance.
Le propos a été clair puisqu’il a déclaré :« L’Alliance est tout sauf morte. Avec les sujets que nous avons sur la table, ça va bien. Cette alliance est bien solide et bien robuste. »
Aux éléments rapportés par le Financial Times, JD Senard réplique en affirmant : « Ce qui est écrit là n’a aucun lien avec la réalité actuelle de l’alliance. Je m’interroge sur l’origine de ce type d’informations. Je ne suis pas certain de la bienveillance de l’origine de celles-ci« .
Il assure par ailleurs que l’on va voir très vite et même plus tôt que prévu, probablement dès cette année, les premiers résultats de la nouvelle stratégie et des nouvelles synergies mises en place au sein de l’Alliance pour mettre en œuvre de nouveaux projets.

L’avis de Nissan

Nissan et sa direction, via une source proche du dossier, ont aussi réagi en assurant que ces rumeurs estimant qu’elles provenaient surement de « quelques âmes chagrines au sein du groupe prêtes à épancher leur frustration ».
Les dirigeants de Nissan d’ajouter : « L’Alliance est à l’origine de la compétitivité de Nissan. Avec l’Alliance, pour générer une croissance de long terme et rentable, Nissan va chercher à continuer à obtenir des résultats gagnant-gagnant. »
Et de dire à l’AFP que si le rétablissement de la confiance entre les deux groupes prendra du temps, les dirigeants sont convaincus que sans l’Alliance les deux sociétés n’iront nulle part… sauf dans le mur et l’échec.

Le point de vue de Bruno Le Maire

Bruno Le Maire, le ministre de l’économie et des finances français, est lui aussi entré en piste et il a vivement dénoncé ces rumeurs de divorce.
Il a par ailleurs ajouté qu’il n’y croyait pas et qu’il n’avait jamais entendu parler d’une telle chose au sujet de Renault et de l’Alliance franco-japonaise.
Sur CNews, le ministre a même déclaré qu’il ne fallait pas prêtez trop d’attention à ce genre de rumeurs qui se veulent d’abord malveillantes et malfaisantes. Ce genre de propos ne visent, selon lui qu’à déstabiliser plus ou moins durablement un groupe industriel réputé qui fait la fierté de la France.

Dossier à suivre.

Via LeSoir, AFP, CNews.

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