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Dossier FCA/Renault : On en reparle demain

Ce mardi 4 juin, le conseil d’administration de Renault SA était réuni depuis 15 h 30 au siège du constructeur français à Boulogne-Billancourt. Les membres sont ressortis en début de soirée.

Bonsoir et à demain en fin d’après midi

Aucune décision n’a été prise mais les membres du CA de Renault ont fait savoir qu’ils continuaient d’étudier avec intérêt l’opportunité d’un tel rapprochement et de prolonger les échanges sur le sujet.

Les administrateurs de la marque au losange vont donc remettre ça demain. Ils se retrouveront demain mercredi 5 juin, en fin de journée, toujours au siège de Renault.
Si on en croit l’AFP, des discussions se sont par ailleurs poursuivies ce mardi entre les parties afin de trouver des pistes pour plaire au ministre de l’économie et satisfaire aux demandes de garanties de l’Etat français qui reste pour l’instant le premier actionnaire du groupe automobile français.

Des voix dissonantes existent

On a par ailleurs appris que le président de Renault, Jean-Dominique Senard, a pris contact ce jour avec Hiroto Saikawa, le patron de Nissan, membre incontournable de l’Alliance.
Sur le principe, H.Saïkawa dit ne pas être réellement opposé au projet de fusion entre FCA et Renault mais il assure que si ce dossier veut aller au bout il va demander un travail en profondeur et notamment une vraie révision « fondamentale » du partenariat franco-japonais.
Une chose est sure, les deux représentants de Nissan vont peser de tout leur poids si des discussions s’engagent entre le groupe italo-américain et Renault.
On aura aussi en tête la position du fonds activiste Ciam qui a exprimé son opposition au projet de fusion proposé par Fiat Chrysler Automobiles (FCA) car il sous-valorise de manière importante le groupe français.
Ce fonds assure que le projet soumis par FCA ne tient pas compte des participations de Renault dans Nissan, dans Daimler ni même de l’activité de leasing « RCI Banque ».
Il laisse clairement entendre que le projet italo-américain fera de FCA le dominant et qu’il aura toute facilité à revendre les participations mais aussi à faire main basse sur l’activité et la trésorerie de RCI.

Le ministère de l’économie y croit fort

On a aussi l’impression que les patrons de Renault et une partie des membres du conseil d’administration sont plus ou moins poussés par l’état français et le ministre de l’économie, Bruno Le Maire qui voit dans ce projet financiaro-industriel
une réelle opportunité pour Renault et pour l’industrie automobile française qui ne pourrait que progresser et devenir plus importante sur le marché automobile mondial.
On restera toutefois sur la réserve et on gardera présentes à l’esprit des dossiers comme Whirlpool, Ascoval, Alstom ou GM&S Industry dans lesquels s’est impliqué l’état et leurs très relatifs « succès ».

Bruno Le Maire veut de solides garanties d’un point de vue financier [ndla : c’est assez mal parti puisqu’on est plus sur du 48.5/51.5 que sur du 50/50 si on se refère au projet « agressif et non discutable présenté par FCA], la préservation de tous les emplois et des sites industriels Renault et de ses filiales ainsi que l’équilibre de la gouvernance entre les français, les italiens et les américains.

Bref, le dossier n’a pas beaucoup avancé ce mardi, il parait juste un peu plus poussé par le ministre de l’économie.
Nous devrions donc en savoir plus dans 24 heures par la deuxième réunion du conseil d’administration qui validera ou non, non pas la fusion, mais la simple ouverture des discussions avec FCA qui apparait toutefois dans cette affaire comme le prédateur.

A suivre.

Via Renault, La Tribune, AFP, Boursorama.

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