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Devalliet Mugello 120F : Le light is right à la française

Devalliet Manufacture Française d’Automobiles, un nom qui fleure bon la passion mécanique et leplaisir au volant.
Un nom qui n’est pas sans nous rappeler MVS ou la Manufacture de Voitures de Sport (devenue Venturi) née à Cholet il y a 35 ans de la volonté d’ingénieurs et de passionnés.

De l’échelle 1/8eme à l’échelle 1

Le projet Devalliet est mené par Hervé Valliet, 57 ans, qui est le patron de la SORI depuis près d’une trentaine d’année. Cette société est spécialisée dans la conception et la production de tôlerie fine à destination de l’industrie ainsi que dans l’organisation et le rangement industriel ainsi que dans l’aménagement des véhicules professionnels (fourgonnette dérivée des ludospaces, fourgons et camionnettes de moins de 3.5 tonnes).
Hervé Valliet est un grand amateur d’automobile mais aussi un champion dans le monde des voitures radiocommandées à l’échelle 1/8eme.
Il fut dans les années 80 parmi les meilleurs pilotes de R/C au monde. Sans entrer dans les détails, H.Valliet a participé à 15 championnats d’Europe, 5 championnats du monde. Il fut plusieurs fois finalistes des championnats français et européens.
En 1989, il est le meilleur pilote français à l’échelle mondiale avec, notamment une place en demi finale et la 13eme place au classement mondiale de cette saison.

Il est donc l’homme de la situation et celui qui a lancé l’aventure DMFA en compagnie d’ingénieurs et de techniciens qui ont eu eux aussi l’envie de créer leur voiture dédiée au plaisir, la Mugello 120F.

Mugello et 120F, deux mots qui vont très bien ensemble…

Mugello est le nom d’une région situé au nord-est de Florence mais c’est surtout le nom d’un prestigieux circuit automobile né au début du XXeme siècle. Il a accueilli en course et pour leurs essais, des marques comme Alfa Romeo, Talbot, Ferrari, Porsche, Abarth ou Isotta Fraschini qui ont fait la renommée de ce tracé long de 5.25 km.
120F, une appellation qui n’est pas sans nous rappeler Ferrari et quelques une de ses grandes sportives nées depuis quelques décennies.
L’association des deux noms est donc synonyme d’une nouvelle voiture française dédiée au plaisir de la conduite mais aussi d’une certaine idée de la légèreté automobile bien loin des mastodontes thermiques ou sur batterie de 2.0 à 2.5 tonnes que l’on nous vend actuellement.

Première découverte de la Mugello 120F

L’allure de la Mugello se veut rétro mais aussi contemporaine. Les influence paraissent multiples. On y verra bien sur un peu de l’esprit Caterham Seven notamment avec son long capot, ses petites ailes (en option) posées sur les roues surmontées de phares ronds, son cockpit minimaliste ou sa ligne d’échappement latérale.
Le museau de l’auto, bien que moins pointu, nous rappelle celui des Ferrari F156 « Shark nose » du début des années 60 et, la partie arrière (qui intègre, deux bossages, les arceaux de sécurité et un petit coffre) nous renvoie aux voitures de course des années 1935 à 1955 ou à celles que certains, notamment de l’autre coté de l’Atlantique nomment les « Classic racecar ».
L’allure générale fait aussi un peu penser à la Maserati 250F des années 1953 à 1957.
Pour rester dans un esprit classique ou vintage, la Mugello chausse des jantes à rayons mais des jantes en tôle blanche ou gris alu devraient aussi faire l’affaire si on veut donner une allure « racing » à ce petit roadster rhônalpin.

Construite autour d’un châssis en aluminium AN AW-5083 [ndla : c’est un alu soudable et léger qui possède une vraie aptitude au formage et une excellente résistance à la corrosion], la Mugello 120F repose sur quatre roues indépendantes (avec double triangulation) associées à des suspensions entièrement réglables pour mieux s’adapter à la conduite et aux envies des conducteurs ou pilotes qui prendront le volant.
Pour plus d’authenticité et de plaisir sur la route, la Mugello se dispense des assistances et béquilles électroniques dont on nous vante les « bienfaits » à chaque publicité.
Afin de pouvoir partir à deux en balade pour un week end, le roadster isérois propose un coffre de 250 dm3 (plus grand que celui d’une C1/108 (195 dm3) ou d’une Twingo (210 dm3).

Le roadster Devalliet est une petite voiture puisqu’il annonce une longueur totale de 3.83 m et une largeur de 1.66 m mais elle reste toutefois plus volumineuse qu’une Seven.

Pour proposer une bonne répartition des masses, la Mugello 120F offre une implantation mécanique de type moteur en position centrale avant. Le moteur entraîne les roues arrière motrices.
A l’instar des Caterham Seven 165 ou Seven Super Sprint, cette nouvelle Devalliet Mugello 120F est motorisée par un petit bloc moteur à 3 cylindres.
Toutefois, celui-ci n’est pas d’origine japonaise (Suzuki) ni même française mais italienne ou très exactement italo-brésilienne puisqu’il s’agit du bloc L3 1.0 L Turbo Firefly apparu sur la Fiat Argo.
Ce moteur est désormais présent en Europe sous les capots des « grosses » Fiat 500 ainsi que dans la Jeep Renegade.
Comme sur la Fiat 500X, ce moteur développe 120 ch à 5.500 trs/min et 190 Nm à 1.750 trs.
Il peut être associé avec une BVM5 ou une BVA (ou DCT6) optionnelle.
La 120F est freinée par un système qui compte 4 disques pincé par des étriers classiques à simple piston. Au regard du poids de l’auto, cela ne devrait pas poser de problème.
Ce moteur 1.0 L Turbo est aux normes Euro6d-Temp et permet au modèle d’échapper au malus écolo. On redécouvre avec cette voiture française les avantages du « Light is right » prôné par un certain Colin Chapman chez Lotus.

Le constructeur n’annonce pas encore les performances détaillées (en cours d’homologation) de cette voiture destinée au plaisir de la balade au plein air.
Toutefois avec un poids maximal fixé à 630 kg et un rapport poids/puissance de 5.25 kg par ch, il devrait y avoir moyen de s’amuser au volant surtout que l’exercice du 0 à 100 km/h devrait être expédié en 4.7 secondes seulement.

Pour ceux qui voudraient se « protéger » de la pluie, du crachin ou de quelques flocons de neige, sachez qu’il existera une capote « temporaire » vendue dans le cadre d’un Kit pluie ».

A bord du mini cockpit

Une fois installé dans le petit habitacle tout près du passager, on découvre, comme à bord d’une Seven, une planche de bord minimaliste qui est équipée des compteurs et jauges nécessaires, d’un petit levier de vitesse avec un pommeau en aluminium passif et des petits sièges « sport » équipés d’appuies tête.
Devalliet fait par ailleurs savoir que la voiture sera personnalisable dans son apparence mais aussi dans ses équipements.

Actuellement en cours de finalisation et d’homologation, ce petit roadster à « l’ancienne » et à la française devrait arriver sur le marché automobile avec l’arrivée de l’été 2020.
Au lancement, la Mugello 120F sera proposée dans une version Première Edition (toutes options) qui devrait être facturée aux environs de 90.000 à 95.000€ mais le modèle d’entrée de gamme sera moins onéreux puisque le prix de 70.000€ est annoncé.
La production annuelle ne devrait pas dépasser quelques dizaines d’unités chaque année.
A suivre et à revoir dans les prochains mois lors d’une visite chez le constructeur.

La Mugello 120F était au Salon Epoqu’Auto 2019

L’affaire est presque normale puisque la nouvelle firme automobile n’est située qu’à quelques dizaines de kilomètres d’Eurexpo et elle y a fait sa première apparition officielle et publique. C’est d’ailleurs là que nous les avons rencontré.

Affaire à suivre en 2020 et une voiture « plaisir » à découvrir sur la route dans quelques mois.

Via Devalliet Manufacture Française d’Automobiles.
Crédits photos : Devalliet,
MidiPhotographes, PhotographiesAutomobiles.

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