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BMW of North America sur les traces de FCA

BMW et sa filiale nord américaine seraient-ils à la poursuite de FCA, non pas pour fusionner mais pour faire usage de méthodes commerciales répréhensibles au regard de la loi américaine et du gendarme de la bourse, la Securities and Exchange Commission ou SEC.

« Une méthode traditionnelle qui a du bon »

Si on en croit Automotive News et le WSJ, le constructeur allemand userait, comme FCA entre 2012 et fin 2016, de pratiques commerciales douteuses susceptibles d’induire en erreur les actionnaires et les investisseurs potentiels qui, du fait de ces usages, ne disposeraient pas des chiffres réels mais plus surement de chiffres « gonflés ».
L’affaire n’est toutefois pas nouvelle chez BMW.
Ce principe qui consiste à augmenter artificiellement les ventes en demandant aux concessionnaires d’enregistrer certains véhicules comme vendus ou livrés alors que physiquement ils sont toujours présents dans les concessions ou sur les parcs de stockage des distributeurs américains a déjà servi à la marque dans le passé.
On se rappellera ainsi de certaines primes versées par BMW jusqu’en 2017 à des concessionnaires qui savaient utiliser avec talent et efficacité cette « technique » de triche qui permet « de gonfler les ventes afin de se prendre pour un boeuf alors qu’on est qu’une grenouille ».

La SEC pourrait malmener BMW

BMW Group, voulant éviter les problèmes et une atteinte à son image, a fait savoir en début de semaine qu’il était sous le coup d’une enquête menée par par la SEC à la suite d’un rapport d’enquête sur ses pratiques commerciales aux USA.
Le constructeur dit collaborer avec la SEC dans le cadre de l’enquête officielle.
La procédure est en partie liée au fait que BMW NA soit une entreprise cotée au Nadsaq à la bourse de New York.

Une affaire qui sort au mauvais moment

Cette enquête américaine tombe au mauvais moment pour le constructeur allemand et ses trois marques qui viennent d’annoncer des chiffres de ventes records (2.3 millions d’exemplaires) dans le monde pour les 11 premiers mois de 2019.
On aura à l’esprit l’importance de ces résultats dans la course à la place de leader mondial dans le domaine du luxe automobile qui oppose BMW à Mercedes-Benz.
Si la tricherie est avérée, c’est l’ensemble des chiffres commerciaux mondiaux du groupe en 2019 qui pourrait être affecté, notamment en terme de crédibilité.

L’affaire est à suivre dans les prochaines semaines car elle pourrait d’une part, porter atteinte à l’image et à la crédibilité de l’entreprise munichoise, notamment aux yeux des investisseurs et, d’autre part, coûter plusieurs dizaines de millions de dollars en amende à payer à l’état américain.

Via Autonews, WSJ.

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