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24 Heures du Mans 2019 : Toyota évidemment mais pas sans folles rumeurs

A une heure de l’arrivée, quand  »Pechito » Lopez y alla de sa énième petite faute, on pensait que rien ne se passerait de grave dans ce petit  »turbin ». Sauf que, officiellement tout du moins, une crevaison lente obligeait l’Argentin à rentrer au ralenti. De quoi permettre à Nakagima de passer la voiture soeur. Alors forcément, on pensa à tous ces chats noirs qui rodèrent du côté des stands de l’équipe japonaise. Rien décidément ne peut laisser tranquilles les hommes de Toyota lorsqu’approche l’arrivée des 24 Heures du Mans. On intégrera cela donc dans la légende du Mans. Toujours est-il que ce fut la n°8 qui, une heure avant l’arrivée, hérita de la tête, avec un beau doublé pour Fernando Alonso, Sebastien Buemi et Kasuki Nakagima. Il leur restait bien entendu à gérer le dernier ravitaillement mais la pièce, encore une fois, était tombée du côté de la voiture sans doute apte à générer le plus de retombées médiatiques.

La petite mise en scène terminale n’effacera pas l’étonnement du public manceau qui n’eut quasiment aucun applaudissement pour célébrer l’arrivée de la voiture victorieuse.

Cela y alla forcément de toutes les rumeurs tant la chose paraît impensable mais décidément, ces gens-là font tout pour donner corps à quelques théorie du complot.
La plus folle sans doute fut celle d’une inversion avant/arrière des pneumatiques sur la voiture de Lopez lors d’un changement de pneumatique. Cette erreur provocant les errements de l’Argentin.
« On a changé un pneu après une première crevaison. Après, je ne pouvais pas dépasser les 100 km/h » confiait Pechito encore tout contrit de cette terrible désillusion.
Il confirmait donc cette information, ce qui fut loin de clarifier les choses. Bref, ce qui aurait pu être un succès total restera entaché des plus folles suppositions. Une tradition Toyota désormais solidement établie désormais au Mans.
Reste bien entendu à vérifier tout cela mais dans un moment difficile pour l’avenir du sport automobile, cette curieuse fin de course est loin de jeter des brassées de liesses et de sérénité sur le devenir des 24 Heures.
Kamui Kobayashi lui n’y allait pas par quatre chemins ‘Là, en ce moment, je n’aime pas Le Mans » soupirait le pilote japonais. Pour les autres pilotes Toyota, depuis l’arrivée ils avaient ouvert le robinet d’eau tiède.

En LMP1, derrière les deux TS 050, les Franco Russes de SMP, n’oublions pas que le team est solidement géré par la structure de Pascal Vasseur, réussirent une fort belle sortie.
La preuve ces  »petits » 8 tours de débours, mieux que les 12 tours de 2018.
Avec il est vrai des Toyota moins performantes dans la globalité. Il faudra regretter bien entendu la sortie de route d’une des voitures, celle pilotée par Egor Orudzhev, rapide mais pas encore fiable. Mais le moteur AER fonctionne bien, aux législateurs de donner quelques espérances d’équivalence pour rendre le spectacle 2019-2020 un peu plus attrayant que celui de cette année.

Les deux Rebellion, elles, furent quelquefois dans l’allure, mais assez souvent prises dans des situations qui en disent long sur le chemin qu’il reste à parcourir à des thermiques pour aller taquiner de l’hybride.

Comme d’habitude, on note la faillite pour Bykolles et la piètre prestation de la BR de Dragonspeed.

En LMP2, Alpine décroche et la victoire de catégorie, et s’adjuge le titre mondial ce qui devrait convaincre les patrons de s’engager plus encore les saisons prochaines.
Il se murmure même que la nouvelle réglementation 2020-2021 pourrait intéresser les responsables de la marque française. Reste à savoir sur quelques bases ?

En GTE Pro, après les déboires des Corvette, le manque de performance de Ford et des BMW ainsi que la relative discrétion des Porsche, c’est encore une fois une Ferrari qui l’emporte, celle pilotée par l’équipage Calado-Pier Guidi et Serra.

En GTE Am, victoire de la plus sexy des Ford, celle du Keating Motorsport aux délicieuses couleurs rétro. Elle était pilotée par Ben Keating hiself, Jeroen Bleekemolen ey Felipe Fraga. Elle se permet de devancer la 911 RSR n°56 du Team Project 1 dirigé par Patrick Dempsey.

Le dernier tour de la course en vidéo

Le classement et de Top 3 de sa catégorie

Pour retrouver l’intégralité du classement officiel des 24 Heures du Mans 2019, il vous suffit de cliquer sur ce lien.
Vous retrouverez toutes les catégories, les temps, le nombre de km parcourus ainsi que le nombre de tours.

Sachez aussi que les 24 Heures du Mans 2019 ont attiré quelques 252.500 spectateurs soit une petite baisse de 4.400 personnes ou -1.71% par rapport à l’année 2018 (256.900 entrées). Rien d’alarmant en fait et il y a fort à parier qu’il faudra attendre l’édition 2021 de la course mancelle et l’arrivée de nouvelles marques avec leurs « hypercars » pour voir le nombre de spectateurs repartir de l’avant.

Via ACO, 24 Heures du Mans, Dhenim Prianka, Youtube.

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