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24 Heures du Mans 2019 : Le bonheur d’être manceau

De tous temps, être manceau fut un privilège. Je ne parle pas de cette stupide fierté du franchouillard persuadé d’être né dans le plus beau pays du monde avec »pleindegensintelligents » dedans.

Non je parle de ce petit frémissement discret qui s’empare de moi quand, lorsque le mois de juin pointe le bout de son nez à l’horizon.

Enfants, nous étions nous aussi victimes de ce curieux syndrome pas vraiment répertorié par les médecins de la tête. Les instits craignaient ce moment. Ça commençait par un circuit tracé à la craie dans la cour de l’école Roget-Bouvet du côté de l’Hôpital. Et puis, des jeux s’installaient.
Pas des trucs électroniques, je vous parle de la préhistoire là. Mais des variations autour de la course.

Avec des billes, avec des Dinky Toys, mais aussi avec les semelles. Le moment critique était quand une cinquantaine de gamins, que des garçons évidemment, on n’avait pas encore inventé l’école mixte, se mettaient en peloton galopant à faire le tour de la cour de récré en imitant magnifiquement les moteurs des Jag C, des Ferrari Testa Rossa et même pour les plus chauvins des DB Panhard.
C’est là que Monsieur Leroux, le directeur craquait et faisait intervenir les commissaires de pistes qui nous rentraient, en suée, dans des classes qui fleuraient bon l’encre et la poussière de craie.
Puis, peu à peu, après l’école, on grattait ça-et-là une ou deux heures pour s’en aller dans les petits garages qui, ouvraient leur porte aux concurrents des 24 Heures. De véritables virées, en vélo, dans la ville, avec mes potes, Leblanc, salut mon Phiphi, Daniel, Michel ou Jean.
On se faufilait entre les pièces, pour aller s’enivrer des couleurs, des odeurs et du bruit de ces palais magnifiques qu’aucun roi du monde n’aurait pu s’offrir.
Les mécanos, souvent des Italiens comme notre voisin ou des Anglais sympas comme tout, acceptait ces jeunes gugusses aux yeux si brillants. Puis venait le moment d’aller au circuit.
Mais de ça, nous en reparlerons plus tard.

Pour l’instant, savourons ces images du paddock et des stands du circuit manceau déjà prêt à accueillir dimanche, les spectateurs de la journée test, premier moment d’une édition 2019 que nous vous conterons de l’intérieur.

A très vite pour la suite, et surtout à fond dans la ligne droite des Hunaudières !

Crédits photos : Jean Michel Le Roy pour The Automobilist.

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