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Les cinq championnats du monde de la FIA (part 1)

Des disciplines en péril !

La Fédération Internationale de l’Automobile, présidée par Jean Todt promeut cinq disciplines à travers cinq championnats du monde aux destinés bien différentes.
La F1 s’est considérablement autonomisée sous la houlette de Bernie Ecclestone avant que le vieux loup britannique ne la cède à Liberty Media, un groupe de com’ américain dirigé par J.C Malone.
Les autres championnats FIA restent fermement ancrés du giron de l’instance internationale même si une forte délégation est donnée à des structures de promotion comme, par exemple, IMG pour le WRX ce qui entraîne des trajectoires différentes pour chacune d’entre elles.
Nous allons tenter un rapide tour de cet horizon des disciplines dominantes du sport automobile. Voici un petit tour d’horizon du paysage avant que l’électricité ne viennent dangereusement redistribuer les cartes dans quelques années.

La F1 au sommet de la technologie

A tout seigneur, tout honneur, la F1 vient juste d’ouvrir son championnat 2019, le 69éme du nom. Lewis Hamilton et Sebastian Vettel devraient cette saison encore dominer les débats dans une série qui a enfin trouvé la bonne carburation après un périlleux changement de technologie.

En Australie, Bottas a imposé sa loi, cela est sans doute une bonne nouvelle pour Mercedes, moins pour la concurrence. L’hybridation est totale avec ses lots de stratégies récupératrices qui viennent (beaucoup) compliquer la lisibilité sportive. Mais il faut néanmoins applaudir la performance des motoristes qui depuis le début de cette nouvelle ère ont fait progresser la puissance, le V6 hybride délivre désormais plus de 1000 ch pour des consommations de moins de 45 litres aux cent kilomètres. Une performance technologique en fait compte tenu du rendement des F1 modernes.
Le plus difficile pour les législateurs est de maîtriser en permanence les performances des voitures. Ce n’est pas très nouveau en sport auto mais désormais, avec les considérables moyens technologiques des constructeurs, les progrès sont constants et spectaculaires. En particulier du côté de l’aérodynamique.
Tout est désormais modélisable dans cette discipline, l’intégralité des flux est désormais possible en simulation numérique, ce qui provoque une sophistication extrême des formes et des appendices.
Cette saison, les largeurs d’ailerons ont été augmentées, on l’a vu à Melbourne sur le circuit d’Albert Park, ça va déjà plus vite qu’en 2018.
Le règlement 2019-2020 a fait disparaître une partie des appendices verticaux des ailerons avant mais on reste quand même scotché par la précision de la compréhension par les ingénieurs des flux autour de ces éléments et de leur efficacité.

La jeune garde va bousculer les stars

Les premiers résultats fournis en Australie démontrent la compétitivité des Mercedes, la petite réserve des Ferrari, l’efficacité du moteur Honda sur la Red Bull et le manque de perfo des Renault. Mais le circuit de Melbourne est relativement atypique et si on peut être certain de la compétitivité des Mercedes, rien n’est définitif pour la concurrence.

On y a vu un très bon Bottas qui pourrait cette année mettre un peu la pagaille chez Mercedes d’autant qu’Esteban Ocon est déjà prêt à sauter dans le baquet de la deuxième voiture si d’aventure, le Finlandais s’endormait sur ses lauriers. Impossible de connaître la compétitivité exacte d’Hamilton cette année en Australie, il a trop tôt abîmé son fond plat. Mais nul doute qu’il y a gros danger à ce que cette saison encore, les allemandes assomment le championnat.

Chez Ferrari, Vettel a raté sa première course. Il semble juste un peu moins efficace que la saison dernière. Leclerc, lui, a dû respecter les consignes du staff mais le pilote monégasque semblait un poil plus compétitif que Sebastian.
Il manque encore un petit quelque chose aux Ferrari pourtant Melbourne fut un terrain assez favorable à la Scuderia les deux dernières éditions avant cette ouverture de la saison 2019.

Côté Red Bull, Pierre Gasly a appris en une seule course que son équipier impose sa loi et ses diktats dans le team. Cette séance d’essais qualificatifs sabotée assez bizarrement démontre combien le Normand devra être rompu tactiquement aux coups de Jarnac du Batave et de son mentor Helmut Marko.

Les Haas, de plus en plus des Ferrari bis sont dans le rythme des meilleurs seconds couteaux tandis que les Renault sont loin des espoirs attendus à l’intersaison. Visiblement, la partie britannique de l’écurie a encore la main malgré les déclarations très optimistes du staff français.

Les anciens supporters de Franck Williams peuvent pleurer, la sinistre prestation des Williams démontre que cette équipe est agonisante. On se demande bien ce que le pauvre Robert Kubica est allé faire dans cette galère.
Un premier Grand Prix conforme aux attentes mais on sait bien que si les Mercedes restent dans cette dynamique, il y a risque d’ennui sur le chapiteau de la F1 mondiale.

Photo de famille 2019

La F1 version 2019 ne court qu’un risque en fait : celui de voir une domination sans partage des monoplace à l’Etoile. Assurément la meilleure façon d’enclencher le désintérêt du public.
Ecclestone, désormais en réserve de la République F1 ne manque pas d’épingler systématiquement les nouveaux promoteurs. Alors, la série va encore bien mais
en aucun cas il ne leur faudra baisser la garde.
Le vieil Anglais, en coulisse, ourdit déjà une réplique assassine si d’aventure il y avait péril en la demeure. Il a passé beaucoup de temps avec Laurence Strulovith alias Stroll. Ces deux-là s’entendent comme larrons en foire.
Le projet est de mettre en place une « F1 bis » au cas où Liberty Media lâcherait l’affaire. Toutefois on se demande bien ce que Ferrari vient faire dans cette galère.

Pour ceux qui ne les auraient pas en mémoire, revoici le calendrier de la saison 2019 ainsi que les teams, les pilotes et les motoristes.

A suivre.

Crédits photos : FIA

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