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Volkswagen met en « stand-by » son projet d’usine en Turquie

Bien que cette future grande usine soit intégrée au plan d’avenir Volkswagen, le groupe industriel allemand a fait savoir hier qu’il suspendait sa décision au sujet de la construction d’une nouvelle usine en Turquie.

Diplomatie et unité nationale

La décision du groupe automobile de Basse Saxe s’aligne sur celle du gouvernement allemand d’arrêter notamment la vente d’armes à la Turquie.
Le constructeur allemand s’est en effet dit préoccupé par la situation en Turquie mais aussi en Syrie depuis le début de l’offensive militaire décidée par le président Erdogan qui vise à éradiquer les « milices » kurdes considérées par l’état turque comme des terroristes.

Avec cette décision, Volkswagen rejoint le concert des nations (France, Allemagne, Royaume Uni, Russie, Chine, USA) et celui des grandes entreprises qui tentent de faire pression et de raisonner le dirigeant turc qui, jusqu’à présent, fait la sourde oreille puisque la Turquie ne négociera pas avec le régime syrien ni avec les Forces démocratiques syriennes , principalement kurdes, qui contrôlent le territoire visé par l’opération “Source de paix” menée par l’armée.

Un important projet simplement « suspendu »

Le groupe automobile précise, via un porte parole que la décision sur la nouvelle usine a été repoussée, mais pas annulée, par le directoire. VW observe la situation de près et voit l’évolution actuelle avec préoccupation.
L’affaire est d’importance puisque cette nouvelle usine représente un investissement estimé entre 1.2 et 1.5 milliard d’euros et devrait employer quelque 4.000 personnes qui produiront jusqu’à 300.000 véhicules par an sur le site.

Des annonces avaient d’ailleurs faites au sujet de Volkswagen en Turquie il y a moins de deux semaines.
D’un part, le constructeur avait annoncé qu’il délocaliserait vers sa nouvelle usine turque, les productions des berlines familiales Volkswagen Passat et Skoda Superb afin de permettre sur les sites européens la production de futurs véhicules électriques du groupe.
D’autre part, la semaine passée le président Recep Tayyip Erdogan avait demandé à tous ses ministres et membres du pouvoir turc d’opter pour Volkswagen lors du renouvellement de leurs voitures de fonction ou de service.

Tous ces projets et ses annonces sont pour un temps, celui de la guerre, mis en attente mais nul doute que la « machine » sera relancer dans quelques semaines ou quelques mois quand la diplomatie et la raison auront repris le dessus.

Via AFP, AP, Reuters, FAZ, SDZ, BFM, L’Usine nouvelle.

Frédéric Euvrard

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