Inventer la roue, ce n’est pas tous les jours. Utilisée sous sa forme actuelle depuis déjà plusieurs millénaires, ce n’est a priori pas près de changer. La National Aeronautics and Space Administration, plus connue sous le nom de NASA, s’en est pourtant chargée. Enfin, presque. Explications.

Exploration spatiale

Les moins jeunes d’entre nous s’en souviennent. La fin des années 60 et le début des années 70 ont été marquées par la conquête spatiale internationale. Les États-Unis sont allés sur la lune et ont commencé à explorer les environs de leur point de chute, à pied d’abord, puis avec des rover. Ensuite, pour les astres plus éloignés, les scientifiques du monde entier ont continué de plancher sur des robots capables de se déplacer dans un milieu sans atmosphère. Par exemple, comment gonfler des pneus ? Ainsi sont nés ces robots d’Apollo 15 à 17, dotés de roues métalliques flexibles, puis en plastique plein.

Problème, en 2017, la NASA a relevé un problème de crevaison sur une des six roues de son rover Curiosity. Allez donc envoyer une roue de secours sur la planète rouge vous…. Ainsi donc, après 5 ans et 16 km, le robot se retrouve fragilisé, bien qu’il devrait être capable de finir les 6 km qui le séparent de sa destination, le mont Sharp. Par crevaison, la NASA entend en fait « rupture d’une des rainures qui permet d’ajouter du grip ». Afin d’éviter de nouveau le soucis, l’agence spatiale américaine a mis en route la conception d’une nouvelle roue. Les deux objectifs étant de maximiser le grip et d’éviter tout risque de « crevaison ».

Roue Nasa

Ce « pneu » ne manque pas d’air

Une roue unique

Le résultat est surprenant : la future roue des robots de la NASA sera constituée de métal et de métal uniquement. Retour aux sources, donc. Il s’agit là d’un alliage de titane et de nickel hautement résistant mais également très souple qui dispose de belles capacités de mémoire de forme (il se déforme puis revient à sa place). Pour maximiser le grip sur les surfaces rocailleuses des planètes de notre système solaire, la roue n’est pas en métal plein mais est composée d’un maillage de l’alliage pré-cité.

Pour vulgariser, cela ressemble grandement à une côte de maille enroulée autour d’une structure tubulaire en alliage léger. De cette façon, les robots qui en sont équipés pourront passer au delà des différents obstacles, même les plus saillants, et profiter de la déformation de la roue pour s’agripper à tout ce qui se trouve sous la roue. La meilleure explication étant une vidéo, nous vous laissons avec quelques images très impressionnantes. Rendez-vous sur Mars donc, pour les tests grandeur nature !


Sources : NASA, Theregster.co.uk, YouTube


Commentaires

Plus d'articles