Après avoir fait le tour des innovations liées au moteur chez Mecaplast, place aux futures nouveautés que l’on verra (ou pas) d’ici 2018 à l’extérieur des voitures :

  • Des barres de toit enfin pratiques

Jusqu’à présent, si vous aviez des barres de toit et qu’il fallait les passer de la position longitudinale à la position transversale, c’était plus ou moins la mort, sans compter une possible flemmingite aigüe qui vous ferait laisser la galerie en position transversale pendant 6 mois. Consommation en hausse, support pour oiseaux qui feront leurs besoins sur votre toit, etc… : un constat plutôt négatif en somme.
Les barres de toits du SMT2 sont l’avantage de changer de position sans outils, et le changement est à la portée de toute personne seule. En plus du côté « utile », ces barres ont aussi un rôle dans la sécurité et se doivent de respecter les contraintes imposées par les constructeurs en cas de choc (tonneaux).

Pour ceux qui auraient peur de se les faire piquer la nuit alors que la voiture est stationnée dans la rue : un des deux points est inamovible. À moins d’arracher le toit, ça devrait rester en place !

  • Capteurs de charge dans les barres de toit

Quitte à améliorer l’ergonomie, autant améliorer le côté sécurité et pratique : les capteurs sont liés à un indicateur visuel placé dans le montant de portière. Discret, et l’intégration de LEDs à cet endroit généralement plat ouvrira probablement l’accès à de nouveaux styles de montants.

  • Module de toit avec barre de toit intégrée

Une version différence de ce qui est présenté ci-dessus : le toit est protégé de la même façon que la benne d’un pick-up et vous pourrez directement y poser le quintal de bagages de votre belle-mère sans risquer de rayer la carrosserie. Ou si vous avez un ami qui pose des affaires sur le toit ou le capot alors que vous venez de passer 15 heures à polir la carrosserie : ça peut éviter des envies de meurtre.
Pour le reste, le gain est surtout aérodynamique puisqu’à vide, l’impact sur la pénétration dans l’air est minime. Une fois chargé, tout l’air passera au-dessus de la cargaison et non une partie en dessous.

  • Montant de porte connecté

Avez-vous déjà tenté de louer une voiture en sortant de l’avion ? Une queue à faire pâlir Disneyland est généralement en attente (sauf chez le loueur le plus cher) et votre premier jour de vacances est susceptible d’être chargé en mauvais souvenirs, surtout à l’aéroport de San Francisco. Pourquoi ne pas injecter le code de déverrouillage et de démarrage directement dans votre smartphone lors d’une commande en ligne ? Un simple smartphone compatible NFC suffit ! Notons que le futur semblant se diriger vers l’auto-partage, ça peut être une solution également afin de ne pas perdre les clés.

  • Impression jet d’encre sur… tout et n’importe quoi !

Dit comme ça, ça ne semble pas impressionnant. En réalité, tous ceux qui font de l’impression à titre professionnel savent que le support se doit d’accepter de l’encre, ou alors, on utilise de l’encre au latex avec séchage aux UV (propulsant le coût à travers le plafond du dernier étage d’un grand immeuble). Problème : l’épaisseur et les contours de l’impression qui risquent de gêner la pose du vernis qui s’en suit et risquerait de réduire la durabilité du motif imprimé. Il semble que Mecaplast ait réussi à passer outre ces limitations et a réussi à industrialiser le processus. L’équipementier assure même que ça résiste sans problème aux brosses des stations de lavage. Les constructeurs lanceront-ils prochainement des décorations spécifiques ?

Et tant qu’on y est, le processus d’impression ne se limite pas qu’à cette plaque de plastique, mais aussi au métal donc l’exemple le plus parlant est le remplacement des baguettes chromées par du rouge. Les extrémités des barres de toit ci-dessus sont également passées par là.

  • 3e feu stop « design »

Jusqu’à présent, le 3e feu stop a quasiment toujours été une simple barre rouge, intégrée en haut ou en bas de la lunette arrière. Un peu de changement de faisant jamais de mal, il sera désormais possible de mettre de formes diverses et variées avec une seule LED pour éclairer le tout de façon uniforme. La dernière Mini Countryman en est le parfait exemple avec leur tableau de bord rétro-éclairé avec une excellente uniformité et sans fuite de lumière. Tout le secret réside dans la façon de conduire la lumière (hors fibre optique au coût astronomique). Pensez plutôt à du PVC dépoli par endroit.

  • Module d’auvent en composite

Le module d’auvent (la traverse à la base de votre pare-brise qui lie les deux côtés et contient souvent vos balais d’essuie-glace + gicleurs) est généralement en métal et mécano-soudé au reste du châssis. Considérée comme lourde et limitée en forme par Mecaplast, leur proposition en composite avec injection de renforts en plastique permet un gain de poids de 40% (soit 1.5 kg dans le cas de l’Auris Hybride) avec une customisation sans fin des formes et fonctions. Pour ceux qui craignent que les chocs latéraux deviennent plus dangereux qu’ils ne l’étaient déjà, rassurez-vous : la fibre de verre sait absorber énormément de choc, tout comme la fibre de carbone (les matériaux utilisés dépendent du cahier des charges du constructeur). TVR l’a bien montré il y a de nombreuses années, Lotus le démontre encore, et la Corvette enfonce encore le clou.

  • Enjoliveur de roue actif

Quitte à améliorer le Cx d’un véhicule, autant s’attaquer à tous les points, et le moins médiatisé de tous les paramètres reste la roue. On connaissait les jantes avec un côté quasi-lisse, les améliorations avec des plaques à pizza (véridique, la preuve ici !), mais en ce qui concerne lier le meilleur des deux mondes, c’est à dire refroidissement et aérodynamisme, on avait encore du chemin à faire. Malgré ce projet d’enjoliveur de roue actif, il restera encore du chemin à parcourir avant de voir le système se démocratiser pour les grandes routières (ou les voitures de commerciaux qui parcourent 50.000 km par an sur autoroute), mais le concept semble séduisant au premier abord.

Quelques problèmes à résoudre dans le temps cependant: supporter la vitesse de rotation, voir si le système est transposable pour des voitures plus sportives, savoir si les contraintes de températures ne feront pas de dégâts sur le plastique (imaginez qu’il fasse -15°C dehors et que vos plaquettes de frein atteignent une température supérieure à 650°C…) et surtout, la fiabilité, car le système est pour le moment électrique et nécessitera son propre calculateur, sans compter un moyen de transporter l’électricité jusqu’à l’enjoliveur… Moyeu conducteur ?Pour le look, on verra ça d’ici quelques temps, mais comme dit un certain Horacio Pagani, la forme et la fonction peuvent cohabiter.

Si vous aviez manqué le premier épisode sur les innovations moteur, c’est par ici : Mecaplast : Le futur déjà présent [1/3]


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