Immersion aux 24 Heures du Mans avec la Ford GT GTE Pro

S’approcher au plus près d’une voiture de course est un privilège rare. Alors, lorsqu’il s’agit de vivre à son contact pendant 48 heures, de pouvoir la toucher, l’entendre et même d’observer ses entrailles, l’occasion est immanquable. Cette immersion, nous l’avons vécue il y a quelques semaines en préambule des 24 Heures du Mans avec la Ford GT.

Les forces en présence

Les amateurs de salons automobiles commencent à bien connaître la Ford GT. Dans sa version de route, elle a ainsi droit à une place de choix sur le stand de la marque à l’ovale bleu à chacune des manifestations internationales auxquelles cette dernière participe. Et plus de deux ans après avoir été dévoilée, elle impressionne toujours avec son dessin tout en longueur.

Sa variante compétition, qui participe au championnat WEC dans la catégorie GTE Pro, conserve naturellement l’essentiel de ce dessin. Mais les quelques modifications apportées pour les besoins de la compétition feraient presque passer la version de route pour un gentil coupé…!

En tenue de combat

Les versions route et course partagent toutefois, malgré les apparences, peu d’éléments visibles. Les modifications qui sautent le plus aux yeux sur la seconde sont destinées à lui offrir un maximum d’appui. Le bouclier avant, les jupes latérales, le gigantesque extracteur arrière, l’aileron « pelle à tarte » fixe… La GT de compétition gagne ainsi 37 cm en longueur mais perd aussi 6 cm en largeur et 7 cm en hauteur. Son allure de missile monté sur pneus s’en trouve fortement accentuée. Un missile allégé, puisque plus de 75 kg s’envolent durant la transformation.

L’utilisation d’éléments en matériaux composites et en fibre de carbone est ici, naturellement, plus importante. En revanche, et cela peut paraître plus incongru, les règles strictes en matière de motorisation ne permettent pas à l’auto de course de conserver le V6 3.5 EcoBoost bi-turbo de 647 ch du modèle de « série ». Ici, on trouve bien un V6 bi-turbo appartenant à la famille EcoBoost, mais Ford se contente d’annoncer une puissance « supérieure à 500 ch ».

Dans l’antre de la bête

Loin des centres techniques qui s’étalent sur plusieurs milliers de m², les box qui reçoivent les bolides des 24H du Mans ont tout d’un « petit 2 pièces ». Pas facile d’y caser une Ford GT, les nombreux techniciens et ingénieurs chargés d’intervenir sur l’auto, le matériel informatique qui leur est indispensable et les centaines de pièces détachées plus ou moins encombrantes.

Pourtant, une organisation digne d’un commando militaire permet à chaque élément de puzzle complexe de trouver sa place. A croire que les équipes chargées de l’aménagement du stand ont pris des cours particuliers chez un célèbre fabricant de meubles suédois.

Une team aux petits soins

Au sein d’une écurie de course, ce sont les pilotes qui sont les personnages les plus visibles. Mais derrière eux, plusieurs dizaines de personnes sont de la fête à chaque déplacement. Les équipes techniques sont aussi largement exposées aux yeux du public, notamment celle qui intervient directement sur l’auto lors de chaque arrêt au stand.

Cependant, la plupart des techniciens et ingénieurs reste tapie au fond du stand. Leur mission : observer les relevés de télémétrie, préparer les pneus qui devront être installer au prochain « stop » ou réparer un élément défectueux. Ceci, sans oublier les « invisibles », qui le demeurent y compris, la plupart du temps, pour notre photographe. Dans ces compétitions, il s’agit des personnes chargées de l’intendance ou de la communication. Leur rôle est crucial à la réussite d’une telle épopée. La participation de la Ford GT en GTE Pro, c’est aussi grâce à eux que nous la devons.

Crédit photos : Nicolas Seurot – Legend Drivers – The Automobilist

Revivez les 24 Heures du Mans 2017 avec The Automobilist :

Le film de la course
La course en LMP1
La course en LMP2
La course des LM GT
L’ambiance des 24 Heures
Les autres courses du week-end des 24 Heures
Les 24 Heures vues par Nicolas Seurot – Legend Drivers
La course vécue avec l’Alpine A470


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