Immersion aux 24 Heures du Mans 2018 : l’ambiance au village

Dernier épisode de notre immersion aux 24 Heures du Mans 2018 aujourd’hui avec une galerie consacrée aux à-côtés de la course. Du village et ses expositions, où les constructeurs présents n’hésitent pas à dévoiler leurs nouveautés, aux courses annexes disputées en marge de l’épreuve principale, revenons en images sur tout ce que le circuit de la Sarthe avait d’autre à nous proposer en parallèle de la compétition sur la piste.

BMW en force

La « star » du village des 24 Heures du Mans fut cette année sans conteste la nouvelle BMW Série 8 que vous pouvez découvrir plus en détails dans notre article lui étant consacré. Présentée en 3 exemplaires, 2 devant l’hospitalité BMW, aux côtés de la M8 GTE, un autre plus haut dans la cœur du village, le nouveau coupé de la marque à l’hélice avait choisi Le Mans pour exhiber ses formes définitives au public pour la première fois.

Brabham de retour aux affaires

Autre nouveauté, marquant qui plus est la renaissance d’une marque et d’un nom iconique du sport automobile, la Brabham BT62. Voiture de course dédiée uniquement à la piste, elle réintroduit Brabham dans le monde de l’automobile 16 ans après sa dernière apparition en F1. Ce retour est à l’initiative de David Brabham, fils de Jack et ancien vainqueur des 24 Heures du Mans en 2009 à bord de la Peugeot 908. L’auto est propulsée par un V8 atmosphérique 5.4 l de 710 ch pour un poids contenu à seulement 972 kg grâce à l’utilisation massive de fibre de carbone, de quoi assurer des performances de tout premier ordre. Seulement 70 exemplaires seront construits, pour un prix unitaire d’environ 1.2 million d’euros.

Du neuf chez Aston

Du côté de chez Aston Martin, l’actualité au Mans était riche avec la présentation de deux nouveautés, la Rapide AMR, série limitée à 210 unités de la grande berline, mue par le V12 6.0 l maison dont la puissance est portée à 603 ch pour 630 Nm de couple. Les suspensions et le système de freinage ont également été revus, avec un rabaissement de 10mm et l’adoption de disques en carbone-céramique. La Rapide AMR s’échange contre un chèque de 230 000 €. A ses côtés, une dernière déclinaison de « l’ancienne » Vantage V12 équipée d’un kit carrosserie typé GT12 avec un capot perforé et divers appendices aérodynamiques, ainsi que d’une boite manuelle à 6 rapports. En course support des 24 Heures du Mans, nous avons pu également assister à une compétition 100% Aston avec la présence remarquée de plusieurs Vulcan, la supercar uniquement dédiée à la piste de la marque.

Préparation grandeur nature

Autre course support, Road to Le Mans propose aux spectateurs un bel « échauffement » avec un plateau composé de protos LMP3 et de voitures de classe GT3. 50 compétiteurs ont pris le départ cette année, un beau succès pour cette course faisant partie de la Michelin Le Mans cup, compétition se déroulant en marge des épreuves d’ELMS.

Le futur selon Toyota

Chez Toyota, nous pouvions découvrir pour la première fois en Europe le concept GR Super Sport Concept, préfigurant ce que sera peut-être la future hypercar du constructeur japonais, pouvant donner naissance à une déclinaison compétition pour le futur règlement du WEC entrant en vigueur à partir de 2020 et qui devrait voir la disparition des LMP1 au profit d’autos plus proches des modèles radicaux de série tel que celui-ci. Équipé d’un V6 2.4 l bi-turbo hybride de 1000 ch, ce concept hérite d’une grande partie des composants mécaniques de la TS050 LMP1. A ses côtés, le concept GR Racing Supra vu à Genève avait aussi fait le déplacement. Nous avons par ailleurs eu l’occasion de rencontrer Tetsuya Tada, l’ingénieur en chef de la future version de série de la sportive nippone, vous pourrez retrouver son interview prochainement sur The Automobilist.

Renaissance bis

TVR profitait de son partenariat avec l’écurie Suisse Rebellion pour présenter sa nouvelle Griffith cru 2019 sous le chapiteau du team.

Série spéciale cabrée

Ferrari n’était pas non plus venu les mains vides et présentait une déclinaison de sa 488 Pista sous la forme d’une série spéciale issue de son programme Tailor Made baptisée Piloti Ferrari. N’espérez pas trop pouvoir en acquérir une, premièrement parce qu’il s’agit d’une série limitée à 500 exemplaires, ensuite car il faut faire partie du programme de compétition client de la marque au cheval cabré pour pouvoir postuler à l’achat. A moins d’être pilote maison, aucune chance, donc. Ne soyez pas trop déçus, il n’y a aucune évolution mécanique par rapport à la 488 Pista classique, le V8 3.9 l bi-turbo de 720 ch reste exactement le même, seule la livrée extérieure est spécifique.

A qui quoi ?

Et elle, vous la reconnaissez ? Non ? Elle est française pourtant ! Il s’agit de l’Akylone, un « projet » de supercar française dont on entend parler depuis un certain temps mais qui n’a pas l’air d’avancer très vite… La maquette présentée ici avait ainsi une finition plus que douteuse, elle a sans doute été terminée à la va vite pour être présentée à temps lors de ces 24 Heures du Mans. A revoir, -beaucoup- plus tard…

Une Ford GT pas comme les autres

Nous avons pu croiser une Ford GT un peu particulière lors de notre séjour au Mans et sur la route du retour : il s’agit en effet d’une version spécialement équipée pour son conducteur, le pilote danois Jason Watt, devenu paraplégique suite à un accident de moto, mais qui continue de se faire plaisir au volant grâce à un système de contrôle du freinage et de l’accélération à la main droite. Pour la valise et le fauteuil, aucun soucis ! Le toit est équipé d’un système de fixation permettant de les transporter et ainsi pallier à l’absence de tout espace de stockage à bord de la supercar américaine ! Un bien bel équipement pour l’une des toutes premières GT livrées en Europe !

Revenons un instant au circuit avec cette galerie photo des paddocks et des stands où nous avons pu notamment croiser Rafael Nadal lors du pitwalk du samedi juste avant la course, lui qui était le starter officiel de l’épreuve.

Terminons enfin avec quelques images d’ambiance, ou vous retrouverez pêle-mêle la patrouille de France venue comme à chaque fois survoler la piste avant le départ, des spectateurs hauts en couleurs, l’Alpine A442 victorieuse ici-même en 1978 ou encore d’autres voitures présentées sur place, comme la nouvelle Alpine A110.

On espère que ce tour d’horizon complet des 24 Heures du Mans 2018 vous aura plu, et nous nous donnons rendez-vous l’année prochaine pour la prochaine édition, qui aura lieu les 15 et 16 juin 2019.

Nos galeries précédentes consacrées à la course : LMP1, LMP2 et GTE.

Crédits photos : Romain Bresadola pour TheAutomobilist.fr

 


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