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Premier contact : DS 4 BlueHDi 130 Automatique

Rudolf en smoking…

À la rédaction de «The Automobilist» nous souhaitions savoir si une motorisation Diesel colle vraiment bien aux ambitions de la plus élégante des compactes françaises ?

Aux côtés de la star hybride rechargeable, DS Automobiles propose trois moteurs essence 130, 180 comme une séduisante 225 ch, sur laquelle nous reviendrons, et donc une offre Diesel avec le moteur 4 cylindres 1.5 L BlueHDi en version 130 ch.
Avec une consommation affichée à 4.8 litres/100 et du CO2 à 125 grammes, face à la concurrence elle mérite l’attention. Son style plutôt avant-gardiste lui permet de se démarquer des autos du même segment C. Certains préfèreront la version «Cross» au style SUV avec ses protections, sabots sur les boucliers et barres de toit, sans… garde au sol surélevée.
À bord, habitacle épuré, soigné, matériaux flatteurs et finition de qualité, mais l’ergonomie des commandes est complexe.
Côté technologie embarquée, un combiné numérique, petit mais complété par un affichage tête haute est de la partie et les commandes de climatisation sont dématérialisées. Il faut s’y habituer. La console centrale accueille un pavé tactile «Smart Touch» avec reconnaissance d’écriture pour les raccourcis.

Sur route, le confort domine grâce à de bons sièges, une sellerie moelleuse et une direction aussi douce que la suspension. Si le 1.5 L diesel s’entend au démarrage ou lors de fortes sollicitations, il contient sinon ses vocalises et vibrations le reste du voyage.
Uniquement associée à une automatique huit rapports (EAT8), servi par un couple de 300 Nm et un châssis sûr, la route est agréable et la consommation devient atout avec 6.1 litres.
À 6.900 euros de moins que la version hybride rechargeable et 1000 de plus que l’essence, cette DS affiche un atout, son prix, pour séduire les entreprises adeptes de gazole, d’émissions de CO2 contenues, de TVS clémente, celles dont les commerciaux dévorent les kilomètres sans réelle possibilité de recharge. Mais dans un contexte où le Diesel est mal vu, où le prix du carburant s’envole, la menace d’interdiction dans les villes inquièterait Rudolf Diesel, feu le génial inventeur…

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Prix : à partir de 32.100 euros.

Concurrence : Audi A3 30 TDI 116 DSG7, BMW Série 1 16d BVA7, Mercedes A 180d DCT-7, Peugeot 308 BlueHDi 130 EAT8, Volkswagen Golf 2.0 TDI 116 ch DSG7

Atouts : singularité, style affirmé, présentation intérieure vraiment flatteuse, qualité de fabrication, confort général moelleux, moteur très suffisant, agrément de conduite plus que correct, consommations faciles à contenir sous les 6.0 L/100 kilomètres, faible surcoût du diesel par rapport à l’essence et prix compétitif face à la concurrence.

Faiblesses : ergonomie trop complexe donc perfectible, espace arrière peu généreux, bonne insonorisation mais motorisation Diesel relativement bruyante à froid à l’accélération comme en charge, alerte de sortie de voie désagréable et comportement pas assez dynamique.

photos : DS Automobiles.

Philippe Colombet

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