Tous les dimanches à Paris a lieu la Ronde des Bannies, un rassemblement d’automobilistes opposés aux dernières mesures de la municipalité concernant les restrictions de circulation. Nous avons déjà eu l’occasion de nous y rendre à plusieurs reprises comme vous avez pu le voir sur Facebook ou dans cet article. Aujourd’hui, nous avons pris le parti d’aller à la rencontre des organisateurs et de la FFAC, Fédération Française des Automobilistes Citoyens. Tout un programme.

Nous avons ainsi eu l’opportunité d’échanger il y a 3 semaines avec Maître Julien Costantini, avocat au barreau de Paris et membre et avocat de la FFAC (voir leur site). En réponse à nos questions, il va nous expliquer le point de vue de son association vis-à-vis des mesures déjà adoptées ou en passe de l’être à l’attention des automobilistes.

Julien Costantini

Julien Costantini, avocat au barreau de Paris et secrétaire général de la FFAC

Un rapide tour d’horizon des interdiction appliquées ou à venir :

  • 01/01/2017 : restrictions de circulation pour les véhicules d’avant le 1er janvier 1997 (voir ici)
  • 01/07/2017 : restrictions de circulation pour les véhicules diesel d’avant le 1er janvier 2001
  • 2020 : restrictions de circulation pour tous les véhicules d’avant 2011 et tous les diesel (voir ici)

Ayant échangé auparavant lors d’une précédente Ronde ainsi qu’au téléphone, nous avons convenu du tutoiement, ce qui explique l’emploi de la deuxième personne du singulier lors de cette interview.

Vous trouverez dans la vidéo ci-dessous (et sous-titrée) un condensé de notre échange suivi de la retranscription de celui-ci. Bon visionnage ou bonne lecture, vous avez le choix !

TA : Est-ce que tu peux nous présenter la FFAC et le mouvement des Bannies ?

J.C. : Tout d’abord, la FFAC est un mouvement né initialement dans les manifs pour motards qui ont été les premiers à contester les Zones à Circulation Restreintes (ZCR) au premier semestre 2016. Ils avaient même commencé dès 2015 mais n’avaient réuni que peu d’automobilistes. Le 17 avril 2016, il y a eu une grosse manifestation auto et moto, environ 10 000 motos et 250 véhicules et c’est là que l’on s’est rencontré avec les membres du bureau actuel. On a alors décidé de monter cette association pour lutter contre les ZCR et les atteintes aux libertés et à l’égalité qu’elles entraînent.

Les Bannies, c’est un mouvement qui est né sur Internet en parallèle et dont nous avons rencontré le fondateur qui a tenu à garder son identité secrète et qui nous a confié son bébé pour qu’on continue à mener le combat. Le mouvement est né dans les milieux de passionnés, dont les motards, et des collectionneurs, amateurs de Youngtimers, car ce sont des gens qui s’intéressent à la chose automobile et semblaient au courant avant les autres des intentions de la mairie de Paris et de celles d’autres agglomérations.

Désormais la FFAC est crée et s’étend petit à petit ; sachant que la FFAC et les bannies ne s’occupent pas uniquement des voitures collection, loin de là, car, on estime que cette question est presque réglée du fait des dérogations, mais on s’intéresse à tous ceux qui utilisent leurs véhicules pas forcément par passion mais par besoin et qui vont se retrouver sans moyen de déplacement, faute de choix.

TA : Typiquement, les 106, Supercinq ou autres voitures que l’on croise ici aux Invalides ?

J.C. : Exactement. Et même celles à venir car à partir de 2020, tous les véhicules essence comme diesel antérieurs à 2011 seront interdits mais également tous les diesels, quelle que soit leur date de production. Si la FFAC s’oppose à cela, ce n’est pas par anti-écologisme primaire, loin de là, d’ailleurs, beaucoup d’entre-nous sommes écolos, mais parce que l’on considère que mettre des interdictions actuellement n’est pas possible.

Les moyens de substitution n’existent pas : Paris étant Paris, on est sur un réseau en étoile. On a tous nos emplois dans Paris ou ailleurs et on est tous obligé de se déplacer. On le voit aujourd’hui sur la route ou dans les réseaux de transport en commun, tout est saturé. Si l’on restreint un de ces moyens de transport, en l’occurrence, l’automobile, ça va se reporter sur les autres qui sont  déjà saturés.

Par exemple, si l’on interdit tous les véhicules d’avant 2011, l’âge moyen des véhicules est de 9 ans, donc à peu près 50% du parc serait concerné en 2020. Il y aurait 400 000 véhicules qui entreraient et circuleraient dans Paris chaque jour, donc 200 000 personnes voire plus si l’on considère qu’il y a parfois plus d’une personne par voiture, se reporteraient vers les transports en commun. Et la grande interrogation est de savoir si le réseau de transport en commun va tenir le choc. Après il y a aussi les gens qui habitent dans des zones mal desservies et qui ont besoin d’utiliser leur automobile. Il y a aussi la question des gens qui travaillent en horaire décalé et qui n’auront pas forcément de transport en commun pour aller ou venir de leur travail et qui ne pourront pas utiliser la voiture qui leur sera interdite à l’aller ou au retour.

Il y a aussi la question des personnes à mobilité réduite parce qu’il faut savoir qu’en principe les services publics doivent adapter leurs établissements pour accueillir des personnes à mobilité réduite sauf le réseau le réseau ferré sous-terrain, car ça coûterait trop cher, c’est pour ça qu’on voit autant d’escaliers dans le métro. Pareil, ces gens-là n’ont pas forcément la possibilité de prendre les transports en commun et n’ont pas tous droit à la carte de stationnement pour handicapés. Ils n’ont donc pas forcément de solution de substitution.

Et il y a aussi les artisans, plombiers, électriciens qui ont besoin d’un véhicule pour travailler. Un cas aussi auquel on pense peu, ce sont les intermittents du spectacle transportant du matériel lourd, encombrant et souvent cher et qui n’ont pas forcément beaucoup de moyens et pas accès à des véhicules récents, et qui vont se retrouver sans moyens de déplacement.

TA : Et c’est à partir de là qu’est née l’idée des Rondes, estimer tous ces cas d’usage et essayer de fédérer les gens ? 

J.C. : L’idée des Rondes, c’est venu de la personne qui a créé les Bannies. Elle a lancé une pétition contre les restrictions de circulation, qui recueille actuellement entre 21 000 et 22 000 personnes, et qui a lancé cette ronde. En fait, il y avait un but pour exposer le mécontentement des automobilistes. Le principe était qu’on se réunisse à un endroit et qu’on fasse une ronde dans Paris pour nous montrer aux citoyens, qu’on fasse une sorte de mini manifestation. Et ca s’est transformé, la Ronde des Bannies est désormais statique, car les gens nous découvrent sur Internet, sur Facebook généralement, et viennent nous voir, on fait de l’information, on explique ce qui existe, ce qui va venir et on invite les gens à suivre notre mouvement.

TA : Du coup, quelles sont les retombées du mouvement à l’heure actuelle ?

J.C. : D’un point de vue juridique, il y a une action en annulation de l’interdiction de circuler qui est en place depuis le 1er juillet 2016, elle est toujours en cours. Pour être franc, elle ne devrait mener à rien car cette interdiction prendra fin au 31 décembre 201- quoi qu’il arrive et devrait être remplacée à partir du 15 janvier 2017 par une véritable Zone à Circulation Restreinte que l’on entend bien attaquer également.

Le deuxième point, ce sont ces réunions d’information et la diffusion de l’information sur Facebook car on s’aperçoit que les passionnés sont au courant, mais en général, les autres citoyens ne le sont pas. Quand on a fait des manifestations, on a bloqué des voitures, on ne va pas se le cacher, les gens se demandaient pourquoi on était là et on leur expliquait que dans un an leur véhicule sera interdit. Et les gens n’étaient absolument pas au courant. On essaie de diffuser l’information via les médias. On a eu également notre petit instant médiatique le 1er juillet 2016 quand nous nous sommes réunis Place de la Concorde et que nous avons symboliquement coupé nos moteurs, il y avait également la FFMC et d’autres associations qui étaient là.

On espère faire quelque chose la veille du 16 janvier lorsque la nouvelle ZCR, la vraie, entrera en vigueur afin d’avoir un impact médiatique et d’informer le plus de gens possibles, qu’ils sachent ce qui les attend. On essaie aussi, mais c’est un peu compliqué, d’avoir des contacts avec les élus afin de connaître leur position, nous faire connaitre et connaitre leurs intentions vis-à-vis des zones à circulation restreinte.

TA : Tu parles de Zones à Circulation Restreinte, on a eu un petit cadeau de l’administration il y a peu, la vignette Crit’air, qui est présentée comme obligatoire, mais qui, au regard de la loi, n’a pas l’air de l’être. Peux-tu nous faire un petit exposé sur le sujet ?

J.C. : Oui et non… c’est une réponse d’Avocat ! Ce qui est assez étrange, c’est que la vignette Crit’air n’est pas obligatoire pour circuler. Ca veut dire que si vous circulez sans vignette, vous ne serez pas sanctionnés. Vous serez sanctionné si vous circulez dans un véhicule qui n’a pas droit de rouler entre 8h et 20 h en semaine, i.e. un véhicule essence ou diesel d’avant 97, qu’il y ait une vignette ou pas.

Il y a une deuxième infraction qui est prévue, c’est que pour stationner à Paris, les véhicules qui ont droit à la vignette devront l’arborer sous peine d’être sanctionné. La vignette n’est pas obligatoire pour circuler mais pour stationner, avec cette précision que les véhicules d’avant 97 qui n’ont pas droit à la vignette pourront stationner sans vignette puisqu’ils n’y ont pas droit. On est sur quelque chose d’assez bizarre où en fait, on va sanctionner l’absence de vignette quand on stationne mais pas quand on circule.

TA : Et du coup, c’est intimement lié à la création de ZCR ou pas ?

J.C. : Oui, c’est lié, c’est l’une des conséquences, c’est lié. Les ZCR sont dans un texte de loi qui donne une boîte à outil aux collectivités territoriales pour faire les restrictions qu’elles veulent, ça peut être plus ou moins étendu. Par exemple à Paris, c’est en semaine de 8h à 20h, à Grenoble, c’est uniquement en cas de pics de pollution. La vignette Crit’air est simplement un outil qui va faciliter le travail des forces de l’ordre pour appliquer les règles de la ZCR. C’est une conséquence mais pas que, ça a un intérêt plus large. Le but de la vignette Crit’air est aussi pour les possesseurs de véhicules jugés peu polluants, on prévoit plusieurs avantages comme du stationnement à tarif réduit ou des choses comme ça. C’est lié mais ça ne découla pas exclusivement de la ZCR. C’est un moyen d’exécution de la ZCR mais ça poursuit également d’autres objectifs

TA : Du coup, la vignette n’est pas obligatoire, mais un peu quand même…

J.C. : Oui, c’est-à-dire que pour circuler, elle ne l’est pas, mais si vous avez un véhicule qui a droit à cette vignette et que vous  stationnez sur la voie publique à Paris, il vaut mieux l’avoir, malheureusement… même si, bien sûr, la FFAC s’oppose et prône le boycott de cette vignette.

TA : Et donc vous avez créé votre propre vignette, à la FFAC 

J.C. : Exactement, on a créé la vignette Egalit’air (disponible ici), qui est une parodie de la vignette Crit’air et qui prône l’égalité de circulation. Pourquoi ? Pare que l’on considère que la ZCR va avant tout créer une discrimination sociale car elle va interdire l’accès à Paris à terme d’au moins 50% du parc en circulation et va faire porter l’effort dit collectif sur les gens qui en ont le moins les moyens et en quelque sorte, on veut empêcher les gens qui en ont le moins les moyens d’avoir accès à l’automobile et de s’en servir dans Paris. Pour nous c’est en cela qu’il y a une discrimination sociale.

TA : En gros, les 50 % de véhicules interdits, c’est basé sur l’âge moyen des véhicules qui tourne autour de 9 ans et sur le fait qu’en 2020, les véhicules d’avant 2011 seront interdits ?

J.C. : Voilà, c’est l’estimation que j’en fais, le problème est qu’on n’a pas de données précises. Actuellement, 8,9 ans, c’est l’âge moyen du parc, en 2020 seront interdits les véhicules d’avant 2011, donc tous ceux de plus de 9 ans, donc on peut estimer que 50% du parc sera impacté.

TA : Est-ce que la FFAC a des contacts avec la Mairie de Paris ?

J.C. : Actuellement non, on ne les a pas contacté directement encore, on envisage de le faire ; on a eu quelques contacts avec des élus mais pas ceux qui sont dans la majorité.

TA : Et avec les maires de banlieue ?

J.C. : On a quelques contacts, très peu, c’est également une action que l’on doit développer, c’est en cours.  Malheureusement, on est tous bénévole, et mettre en place tout ça, c’est très chronophage.

TA : Quand on regarde un peu la communication ou l’information en ce moment, on voit que c’est assez manichéen : si vous n’êtes pas pour, vous êtes contre, si vous êtes contre, vous avez tort. Qu’est-ce que vous répondez à ceux qui vous accusent d’être contre l’écologie et le progrès ?

J.C. : Alors ce que l’on répond, c’est que tout d’abord, on estime que c’est une fausse écologie. De manière générale, le  Développement Durable ressemble beaucoup à du greenwashing car il repose sur une logique de remplacement et de renouvellement. On nous dit « il faut acheter un véhicule électrique, il faut acheter un véhicule propre », sachant qu’en terme d’empreinte écologique, faire durer un véhicule aussi longtemps soit-il, même s’il polluera davantage à l’usage au regard de son ancienneté, sera moins polluant car, d’une part on évite de mettre un véhicule à la casse, d’autre part, on évite d’en produire un nouveau, les deux étant extrêmement polluants.

La deuxième chose est que, quelque part, on aimerait bien ne pas avoir à utiliser notre voiture, on aimerait bien que tout le monde n’ait pas besoin de sa voiture car la circulation dans Paris étant ce qu’elle est aujourd’hui, c’est une horreur. Mais les gens ne sont pas idiots, ils ne vont pas dans les embouteillages par plaisir, c’est qu’ils en ont besoin. Alors on nous parle des égoïstes automobilistes mais je suis de plus en plus persuadé que c’est une minorité et que la majorité des gens  prend la voiture faute de choix.

Je remarque que la plupart des voitures qui circulent dans Paris, c’est des camionnettes de livraison, des taxis, des VTC, des gens dont c’est la profession, et puis il y a tous ceux que j’ai évoqué et qui n’ont pas un accès aisé aux transports en commun et qui prennent leur voiture. Nous ne sommes pas contre l’écologie. Ce que je dis, c’est qu’il n’existe pas de solution viable, j’ai été banlieusard pendant 25 ans voire plus, dès qu’on passe le périphérique, l’efficacité du transport en commun s’effondre, d’une part parce qu’il est éloigné de votre domicile, et également, si vous êtes sur le réseau du RER, l’état du réseau est parfois lamentable car durant 30 ans, l’entretien a été négligé. Vous mettez un temps fou, dans des conditions de confort vraiment très limite. Quand je dis un temps fou, c’est réel, je me souviens de l’époque où j’étais à la FAC ou quand je rentrais de mon travail, passé 20h, je pouvais attendre le RER jusqu’à 30 minutes parce qu’il y a plusieurs lignes, chaque RER a une fréquence de 15 minutes, et si vous avez loupé le vôtre, que c’est le suivant qui arrive mais qui n’est pas votre ligne, on attend de nouveau le suivant : 30 minutes ! Sans parler du temps de trajet et le restant à pieds jusqu’au domicile : tout ça prend beaucoup de temps.

C’est vrai que la voiture permet de gagner du temps. Et même dans ma profession, si je prends la voiture pour aller en banlieue, c’est pour une raison très simple, c’est que comme tout le monde, j’ai déjà eu des déconvenues, alors on prend la voiture, on prend de l’avance. Au moins on est certain d’arriver à l’heure. En transport en commun, ce n’est pas toujours le cas, j’ai déjà eu le cas où j’ai dû prendre un taxi parce que le RER a été annulé. Nous ce qu’on demande ce sont des solutions qui fonctionnent, des solutions viables et également, avant d’interdire, peut-être d’aider ceux qui ont un véhicule jugé très polluant à le remplacer par un qui le serait moins.

TA : … ils peuvent le faire par un vélo électrique…

J.C. : Non ! Parce que le vélo électrique n’offre pas…

TA : Il y avait du sarcasme…

J.C. : Je sais bien ! Le problème c’est que le sarcasme, c’est exactement ce que dit la Mairie de Paris : « prenez des vélos électriques, prenez des Vélib’, prenez les transports en commun, prenez des Autolib’ » tous ces moyens de transport, quels qu’ils soient n’ont pas la polyvalence de l’automobile personnelle. Il y a plein de choses que vous ne pouvez pas faire avec ces moyens de substitution. Que ça soit par votre emploi du temps, lorsque vous multipliez les mini-déplacements… C’est souvent le cas encore pour les femmes qui souvent travaillent et s’occupent des tâches ménagères, elles multiplient ces mini-déplacements, pour leur travail, déposer les enfants, les courses… Il y a une évolution sur ce point-là, mais ce n’est pas encore l’égalité parfaite. Ces femmes là utilisent beaucoup leur automobile. Et il y a les artisans, ils ne vont pas utiliser le Vélib’. L’Autolib’, c’est pas possible, même les Utilib’, quand on voit la capacité du coffre, on ne peut quasiment rien y faire entrer…

TA : Ce n’est pas un Berlingo…

J.C. : Voilà et surtout pour un artisan, ça imposerait chaque matin et chaque soir de charger et décharger la voiture. Il y a plein de cas où l’automobile est incontournable. Et c’est pour ça qu’on dit, prévoyez au moins autre chose. On pourrait remettre en place les incitations au GPL. En Allemagne, ils mettent en place des incitations fiscales pour ce qu’on appelle le retrofit, c’est-à-dire, installer un filtre à particule sur un diesel ou un pot catalytique sur un essence. Et en Allemagne, il y aurait aussi quelque chose : des dérogations pour les revenus les plus faibles qui n’ont pas les moyens de renouveler leur voiture.

Dernière chose, les primes à la conversion : systématiquement s’orienter vers l’achat de véhicule neuf et pas sur l’achat de véhicule d’occasion, plus récent, donc moins polluant et qui permettraient d’étendre l’effet de la prime à la conversion et d’avoir une action beaucoup plus concrète que les 2300 véhicules électriques qui ont été achetés l’an passé grâce à la prime à la conversion.

TA : Du coup, tu viens d’anticiper ma dernière question au sujet des idées que tu proposais… c’est fait ! Merci beaucoup pour ces précisions, alors, la prochaine ronde des bannies est prévue pour quelle date ?

J.C. : On va faire relâche avec les fêtes, le premier dimanche tombe le 25, le suivant le 1er, on se doute bien que le 25 on sera chez Papa Maman avec les fêtes…

TA : Et le traineau du Père Noël sera pair ou impair si c’est la nuit du 24 au 25 ?

J.C. : Lui, a priori, il ne pollue pas, sauf du méthane vu qu’il a des rennes, le méthane étant un autre problème.

TA : Certes…

J.C. : Donc le 25, pas de Ronde des Bannies parce qu’on se sera tous gavés de foie gras et de champagne, et pas de Ronde des Bannies le 1er janvier car on sera tous en train de soigner notre gueule de bois. La prochaine Ronde des Bannies sera le 15 janvier. Place Vauban, comme tous les dimanches.

TA : Merci beaucoup.

Propos recueillis par Eric E. le 18/12/2016 – The Automobilist


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