Il y a quelques semaines je vous contais mes aventures en Peugeot 308 GTi sur le circuit d’Ascari. Lors de cet essai, nous avons également eu l’occasion de prendre en main une voiture de course, une vraie ! J’enfile combinaison et casque puis je me faufile dans le baquet, la Peugeot 308 Racing Cup n’attend plus que moi.

Une mise en avant des plus agréables

Pour notre séjour, Peugeot n’avait pas fait les choses à moitié, le ton était donné à peine arrivé au circuit avec la présence de la 308 Racing Cup mais également de 3 « anciennes » qui ont marqués leurs époques. Revue de détails de ces belles lionnes pour leur sortie du Musée de l’Aventure de Sochaux.

La Peugeot 205 Turbo16 Groupe B est sûrement l’une des voitures les plus emblématiques de la marque. Un palmarès plus long que le bras, un look d’enfer avec des appendices aérodynamiques très imposants, les couleurs de Peugeot Talbot Sport, je ne sais pas ce que je préfère dans cette liste mais le tout combiné est toujours aussi agréable à découvrir ou redécouvrir.

On continue dans les ailes larges avec une reine du WRC, la Peugeot 306 Maxi de Panizzi. Je n’avais jamais eu l’occasion de la voir en vrai et c’est une très belle découverte. La voiture est bestiale à souhait bien que reprenant beaucoup des lignes de la version série. Ça aurait fait une belle voiture pour le concours de restauration Peugeot, non ?

Ah, la 307 WRC, dernière voiture engagée par Peugeot en WRC en 2004. L’idée de partir d’une base de coupé cabriolet était audacieuse, malheureusement la voiture n’a pas été à la hauteur de la discipline et après 2 ans (et seulement 3 victoires) le groupe PSA avais décidé de stopper son engagement dans la catégorie WRC.

La 4ème, on la conduit !

Dans ce line up, celle qui nous attire le plus ça reste la 308 Racing Cup, et pour cause : celle-ci on sait que l’on va s’installer au volant pour la découvrir en profondeur.

Avec l’aide du turbo de la Peugeot 208 T16 c’est 308 ch et 400Nm qui sortent du 1.6 THP, couplé à un poids réduit de 1100kg autant vous dire que ça va être du costaud.

Voies larges, pare-chocs spécifiques, aileron surdimensionné, arceau, boite SADEV, c’est une vraie voiture de course qui s’offre à nous. Elle est d’ailleurs engagée dans le Championnat de France des Circuits qui propose 5 dates de roulage. Pour participer il vous faudra d’abord payer 74.900€ HT pour acquérir un exemplaire de la 308 Racing Cup auprès de Peugeot Sport.

Cela fait désormais un peu plus d’une heure que je regarde la voiture enchaîner les sessions avec mes collègues présents sur place, dans quelques minutes ce sera à mon tour. Avant d’embarquer au volant, sécurité oblige, il faut revêtir l’attirail complet du pilote. Gants, combinaison ignifugée, bottines, casque avec intercom, l’espace de quelques tours je me sens dans une autre dimension, celle d’un pilote.

Ce coup-ci c’est mon tour, je prends place non sans mal dans la voiture avec un copilote de choix, Dino Lunardi, qui va m’expliquer en détails comment conduire cette voiture. Eh oui, c’est un vrai baptême pour moi, je n’ai jusqu’ici jamais conduit de vraie voiture de course.

Lancement de procédure de démarrage, la chaleur monte en même temps que l’excitation de redécouvrir le circuit avec une version beaucoup moins civilisée de la 308.

Les premiers tours de roues sont un peu hasardeux. Après avoir calé au premier démarrage je recommence la procédure et m’élance enfin sur la piste. Au bout des stands il est venu l’heure de changer la cartographie moteur pour passer en mode RACE. Le son de la voiture est envahissant, mais l’intercom permet de garder le contact avec Dino, qui me donne des conseils tout au long de la session. Pas d’ABS, pas d’ESP ni d’aide au freinage, je suis prévenu : si je veux ralentir, il faudra vraiment appuyer fort sur la pédale de frein.

Après un premier tour en mode découverte je me rends compte de la différence énorme entre une version de série et une vraie voiture de course. Le potentiel de la voiture est juste énorme, les possibilités de vitesses de passage en courbe sont hallucinantes mais pour autant la prise en main est très aisée. La chose qui me dérange le plus est la visibilité avant gauche, entre les baquets, l’arceau, le montant de pare-brise et la position de conduite très basse, il faut vraiment anticiper chaque virage.

3 tours, c’est déjà fini. Je suis dans un état proche du liquide, il fait une chaleur intenable, aussi bien dans la voiture que dehors et la combinaison n’aide pas mais si on me repropose une session je suis prêt à perdre de nouveau quelques litres d’eau ! Une expérience inoubliable qui donne vraiment envie de recommencer.

Et avec un pilote pro ?

J’ai repris mes esprits et réussi à me rafraîchir quand j’entends que Dino Lunardi, Charlotte Berton et Gregory Guilvert vont profiter du temps qu’il nous reste pour faire quelques baptêmes en passager. Ni une ni deux, je me place en attente pour voir le potentiel de la voiture avec un vrai pilote au volant.

Après l’avoir eu en coach je me retrouve ce coup-ci dans le siège passager de Dino. Et là, tout s’accélère. Les vitesses de passage en courbe sont folles, le grip vraiment impressionnant. Sur certaines portions je remarque un delta de vitesse de 50km/h entre son tour et le mien.

Ma vidéo ne présentait pas franchement d’intérêt mais celle en compagnie de Dino l’es autrement plus, je vous invite donc à prendre place avec nous pour une session sportive.

J’espère que vous aurez pris autant de plaisir à lire cet article que nous à découvrir l’auto, je vous laisse en compagnie de la galerie d’image complète de la 308 Racing Cup.

Texte et photos : Julien HUET pour TheAutomobilist


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