Prise en main Mini Cabrio restylée John Cooper Works

Loïc était tombé sous son charme en 2017 et c’est tout naturellement vers la version restylée de la Mini Cabrio que nous nous sommes tournés après avoir essayé la nouvelle Mini Hatch 5-portes, elle aussi reliftée. Si notre précédent essai se terminait sur un avis globalement positif, quelques petits détails venaient néanmoins ternir le bilan du petit cabriolet britannique. Cette version rafraîchie a-t-elle su les corriger ? Réponse sous la canicule de la région de Cassis.

God saved the style

La Mini mise à notre disposition arborait la teinte Rebel Gray, en réalité un profondément vert anglais sombre. Ce n’est pas pour nous déplaire d’ailleurs car la voiture évoque dès lors l’univers du golf. Mais comme la version 5-portes précédemment, cette Mini Cabrio en version John Cooper Works (JCW pour les intimes) subit peu de changements au niveau stylistique.

La seule modification extérieure notable : le graphisme des feux

Il faut tout de même reconnaître que le style de cette Mini, apparue en 2014, n’a presque pas pris une ride L’arrivée des feux Union Jack est assez subtil pour ne pas dénaturer la voiture. Idem pour la capote en toile noire décorée du même motif, cette Cab’ nous ferait presque dire en la voyant : So British.

La Mini Cabrio JCW conserve son bouclier avant dénué d’antibrouillards -permettant de faciliter le refroidissement des larges disques de freins, ainsi que son profil scindé en deux par un liseré de chrome, signant la séparation de la caisse et de la capote en toile, ou encore une panoplie de badges John Cooper Works disposés ici ou là.

La Mini Cabrio dispose d’un profil équilibré une fois décapotée

La Mini Cabrio vue de l’intérieur

A bord, là où Loïc avait pointé du doigt quelques inserts ou pièces en plastique ne collant pas avec l’image haut-de-gamme que la marque veut se donner, il faut noter que plusieurs éléments ont été modifiés, en mieux, même si ce n’est pas encore parfait. Pas de quoi crier au scandale mais simplement d’être déçu par le traitement réservé, notamment aux commandes au volant ou aux comodos.

L’intérieur est quasiment identique aux versions standard

Quelques détails parviennent faire oublier cela, à commencer par le proéminent bloc central contenant le GPS tactile de 8,8 pouces et attirant l’attention comme un papillon de nuit le serait par la lumière, avec son cerclage dont les couleurs varient en fonction de votre conduite ou de vos actions.

Le GPS dispose d’une jolie interface mais difficilement compréhensible en ville

Comme sur la 5 portes, nous retrouvons le bandeau de planche de bord qui s’illumine et peut être changé selon vos envies, grâce à l’impression 3D, ce dernier faisant partie des nouveaux services proposés par Mini.

Prendre place à bord de ce cabriolet donne instantanément le sourire, surtout lorsque l’on prend le temps de décapoter. L’opération est possible jusqu’à 30 km/h et réclame 18 secondes.

Le motif Union Jack est disséminé ici et là, notamment les appuie-têtes

L’appuie-tête se fait fièrement britannique : voilà un détail que vos passagers arrière pourront apprécier de près étant donné le peu de place qu’ils auront ! Autant dire qu’il vaut mieux la jouer solo ou duo avec un tel modèle, d’autant que le volume de coffre de 211 l impose de voyager léger. Mais il est vrai qu’une Mini Cabrio est faite pour être appréciée à la conduite et non pour ses aspects pratiques. Il est justement temps de voir ce que la mécanique, et notamment la nouvelle boîte Steptronic, ont dans le ventre.

Jouet pour adulte

Contact mis, le son rauque émis par l’échappement à clapets vient chatouiller nos oreilles et ne donne qu’une envie : aller de l’avant !

Avec 320 Nm de couple, c’est le feu d’artifice à chaque accélération franche, facilitée par la rapidité et la fluidité de cette nouvelle boîte ainsi que la capacité du bloc moteur 2.0 l de cylindrée à monter dans les tours, dès les bas-régimes !

Les palettes au volant – de série – viennent compenser l’absence de la boîte manuelle, nous permettant de changer les rapports sans dépendre de l’électronique. Et elles se sont avérées bien utiles lors de la montée de certains cols. Si cette boîte auto à 8 rapports saura répondre à vos attentes en ville et sur les grands axes, le basculement en mode manuel vous permettra de profiter pleinement du côté rageur du moteur, pour évoluer sur les routes les plus sinueuses.

Du plaisir à son volant… mais la fermeté du châssis pourrait en fatiguer plus d’un, en fin de journée.

Pas que du bonheur ?

Si cette version cabriolet affiche un surpoids de 25 kg par rapport à la berline, les 39 ch supplémentaires viennent compenser cet embonpoint mais ne parvient pas à faire aussi bien que la version Hatch 3-portes, sur l’exercice du 0 à 100 km/h avec 6,5 s contre 6,1 s.

Face à la Hatch, précédemment essayée en 5-portes, et qui s’était déjà montrée efficace sur la route, la version JCW l’est encore davantage avec ses suspensions Sport, à tel point que certains pourraient la trouver radicale voire fatigante après plusieurs heures à son volant. Mais ce jouet vire à plat, offre un comportement joueur dans les virages serrés tout en rassurant avec son freinage mordant. Seule ombre au chapitre de la conduite : une visibilité arrière réduite de base, capote mise, et complètement obstruée, une fois la capote pliée…

La capote repliée anéantit complètement la visibilité arrière

Mini Cabrio, Maxi budget

A force de profiter des capacités de la voiture, la consommation s’envole et nous avons relevé 13,2 l/100 km sur l’ordinateur de bord. Prévoyez donc un solide budget en carburant comme à l’achat.

De plus, avec un tarif démarrant à 41.000 euros pour cette JCW Cabrio équipée de la boîte automatique Sport optionnelle, il faut un réel coup de cœur, que ce soit pour son style, son caractère, ou les deux, pour signer ce bon de commande… salé.

Vu son prix, il faut avoir un sacré coup de cœur pour craquer mais il faut avouer qu’elle dispose quand même d’un sacré sex appeal

Pour un tarif bien plus contenu et un style peut-être moins iconique, la DS 3 Performance Cabrio démarre quant à elle à 30.450 euros, tout en affichant des performances quasi similaires (6,5 s au 0 à 100 km/h) et un comportement routier tout aussi ludique… mais, si c’est un souci pour vous, elle n’est proposée qu’en boîte manuelle. Et attention, ce bloc moteur -et plus largement la DS 3 Performance- pourraient prochainement quitter la gamme suite à la mise en place des homologations WLTP.

Conclusion

Le restylage de cette Mini Cabrio JCW lui apporte certes une boîte automatique 8 rapports qui améliore l’agrément de conduite, des services connectés (conciergerie, entretien…) ou encore des possibilités de personnalisations revues et plus poussées. Mais cela ne va pas pour autant faire peur à ses concurrentes, et encore moins faire passer la version non-restylée pour désuète. Alors, à l’achat neuve, ou d’occasion récente, la Mini Cabrio reste une voiture plaisir pour les beaux jours, compacte pour les villes, et même sportive ce qui ressemble à un joli cocktail pour qui en a les moyens.

Texte et crédit photos : Fabien LEGRAND


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