La Peugeot 308 GTi fait son grand retour en 2017 avec un restylage ! Dans la veine des versions classiques récemment essayées par Fabien, la Peugeot la plus sportive du moment se repoudre le nez. Mais au-delà du style, y a-t-il des changements lourds par rapport à la 308 GTi essayée par Thomas au circuit de Braga en 2015 ? A-t-elle le supplément d’âme qui lui manquait lors de l’essai d’Adrien en 2016 ? Direction le circuit d’Ascari au sud de l’Espagne pour un essai sportif !

Le circuit d’Ascari pour tester la Peugeot 308 GTi

C’est au sein du Ascari Race Resort que Peugeot nous a conviés à essayer la nouvelle Peugeot 308 GTi. Il s’agit d’un complexe complet créé de toutes pièces dans les années 2000 en Andalousie par Klaas Zwart. On y compte une piste de 5,4 km, des stands à perte de vue, ainsi qu’un garage qui abrite une collection automobile à faire pâlir bon nombre de collectionneurs ! Mais il s’agit également du circuit d’essai pour les véhicules de la marque Ascari créée par le même Klass -souvenez vous de l’Ascari KZ1.

Pour dessiner le parcours de son circuit, Klaas Zwart a sélectionné des virages parmi les plus compliqués qui peuvent exister sur différents circuits mondiaux. Et il les a assemblés, alors autant vous dire que l’expérience s’annonce vraiment intéressante !

Avant d’enfiler notre casque et de partir pour les essais, la parole est donnée à Gaëtan Demoulin. Responsable communication produits et événements presse, il nous présente les nouveautés de la voiture ainsi que le déroulement de la journée.

Les changements de la 308 GTi 2017

On ne change pas une équipe qui gagne ! Pas de révolution mais juste quelques évolutions au programme pour ce restylage en douceur. Elle arbore une nouvelle face avant plus verticale avec une calandre spécifique pour la GTi qui se pare de noir laqué. Les feux arrière présentent désormais les 3 griffes allumées en permanence, et sont accompagnées d’un insert légèrement foncé. A l’intérieur, une nouvelle interface tactile et une panoplie d’aide à la conduite mise au goût du jour.

Pour le reste, on garde le 1.6 THP de 270 ch, les énormes freins 4 pistons avec disques de 380 mm, les jantes 19 pouces équipées de pneus Michelin Pilot Super Sport. Toujours au programme, le différentiel Torsen ainsi que le châssis travaillé par Peugeot Sport, qui ont fait la réussite de la phase 1. Néanmoins et c’est ici que le bât blesse, son tarif en profite pour grimper de 1500€ !

En piste !

Pour le déroulement de la journée, la matinée est consacrée à l’essai de la 308 GTi, pour l’après midi une version un peu plus musclée, la 308 Racing Cup, nous attend mais celle-ci fera l’objet d’un second article. Pour nous accompagner Peugeot a mis les petits plats dans les grands, et c’est avec 3 pilotes (Charlotte Berton, Grégory Guilvert et Dino Lunardi) que nous aurons l’occasion d’évoluer tout au long de l’événement.

Pour ma première session c’est au volant d’une version avec coupe franche que j’attaque le circuit que nous venons de découvrir en passager d’un Peugeot Traveller aux cotés de Dino. Je ne connecte pas le mode Dynamique et cherche en premier lieu à découvrir l’auto et son comportement sur les différents virages. C’est également l’occasion de repérer les trajectoires pour mieux en profiter sur les sessions suivantes.

De prime abord je suis clairement bluffé par la voiture : pas de prise de roulis, un son plutôt sympathique et un moteur avec du répondant sans compter sur un freinage bien au dessus de ce que propose toute la concurrence.

Avec son aspect vallonné, le circuit me rappelle notre essai de la VW Golf GTI Clubsport a Pau Arnos. Et d’ailleurs, exception faite de la boîte de vitesses automatique proposée sur la Golf, j’ai le même genre de feeling au volant.

Changement de couleur pour la seconde session, je commence à prendre réellement la voiture en main et décide d’accélérer un peu le rythme. Je passe en mode Dynamique, le son devient d’un coup totalement différent. Eh oui, en plus de proposer un système de télémétrie au compteur et de basculer sur de l’éclairage rouge, ce mode active surtout la transmission d’une reproduction du son de l’échappement dans les enceintes pour accentuer l’aspect « racing ». Pour ma part je trouve ça un peu too much d’autant plus que l’échappement d’origine procure déjà un son sympathique. L’ESP devient plus permissif mais reste activé (il est cependant possible de le désactiver à 100% via un bouton dédié).

Même en la secouant sérieusement j’apprécie une tenue de route vraiment bonne, le train arrière est légèrement joueur mais le grip des pneus Michelin Pilot Super Sport permet de le faire en toute sécurité. Lors du passage dans le banking (ou virage relevé pour les néophytes) le Torsen montre pleinement son efficacité et la voiture reste collée à la route. Pour soulever un défaut tout de même, je regrette le débattement du levier de vitesse un peu trop long même si les rapports se verrouillent toujours bien.

Dernière session pour finir la matinée en beauté, même si on commence à bien prendre la voiture en main ; un petit rappel au talkie walkie nous est transmis « ne cherchez pas sans cesse à repousser les limites, on est ici pour découvrir la voiture ». Le message est bien passé, ce serait dommage d’avoir un soucis avec une des voitures pour cause d’excès de confiance.

Pour ma part la voiture que j’ai récupérée a semble-t-il eu chaud à la session précédente, les disques de freins transmettent des vibrations dans la direction et un bruit assez désagréable lors des freinages puissants. Tant pis on va réduire le rythme et se concentrer sur les trajectoires pour optimiser les passages en courbes. Je me suis rendu compte à ce moment que même en la malmenant dans les virages, le maintient des sièges est très bon (ce ne sont pas non plus des vrais baquets mais pour de l’origine c’est un bon compromis).

Ni trop, ni pas assez

Alors qu’Adrien lui trouvait un manque d’âme en 2016, je pense au contraire qu’elle à su trouver le juste compromis : un look agressif sans tomber dans l’excès, une tenue de route de qualité mais qui reste confortable, une puissance suffisante à la vue du poids (1205kg)… c’est en somme une voiture très polyvalente et harmonieuse pour rouler tous les jours et se faire plaisir de temps à autres sur circuit. Attention tout de même aux prix des consommables pour vos journées piste, des disques en 380mm et des pneus en 19′ ce n’est pas forcément le moins cher.

Je regrette tout de même l’absence d’une boite automatique en option comme cela est proposé chez nombre de ses concurrentes et l’augmentation de prix de 1500€ par rapport à la phase précédente sans apporter de réelles nouveautés, mais un tour à son volant vous fera oublier tout ceci. A noter qu’avec 139g de CO2 par kilomètres elle supporte un malus de seulement 410€ (barème en vigueur depuis le 1er janvier 2017).

Comme de coutume je vous laisse en compagnie d’une galerie photo complète pour profiter de la voiture en HD dans ses diverses teintes.

Textes et photos : Julien HUET pour TheAutomobilist.fr

 


Commentaires

Plus d'articles