Essai Mazda MX-5 RF First Edition 2.0 160 BM6

Déjà essayée en version RF par Cédric et en version Cabriolet par Romain, la Mazda MX-5 fait son grand retour avec une combinaison moteur/boîte inédite sur le site : RF + boîte manuelle. Et parce que vous le valez bien, on en a profité pour tester la voiture dans sa version limitée First Edition ! Alors, prêt pour embarquer avec nous ?

Mazda MX-5 RF First Editon, kézako ?

À peine l’article entamé que je commence déjà à vous balancer plein d’acronymes alors on reprend les bases depuis le début. La MX-5, vous la connaissez tous si vous vous intéressez un minimum à l’automobile, mais pour la plupart d’entre vous il s’agit d’un cabriolet avec toit en toile. Cette RF est une des exceptions qui déroge aux traditions puisqu’elle propose une silhouette type targa avec un toit dur rétractable, d’où le RF pour Retractable Fastback. Cela dit, à part ça, esthétiquement la voiture garde tout le reste de sa sœur jumelle, la MX-5 « Classique ». Elle aurait bien tort de faire autrement d’ailleurs, tant elle reste séduisante.

Jantes BBS, sièges Recaro, châssis sport, plaque numérotée, toit bi-ton piano black/couleur carrosserie, planche de bord gainée en Alcantara, les 150 MX-5 RF First Edition présentent une configuration identique, il s’agit de l’édition de lancement de cette version à toit dur et pour l’occasion Mazda a coché l’intégralité du catalogue d’options pour un rendu vraiment agréable à l’œil. Et même s’il reste quelques détails de finition perfectibles, c’est dans l’ensemble très bon.

Goldorak, Go !

Esthétiquement peu de choses changent par rapport à une MX-5 Soft Top mais il faut avouer qu’elle est toujours agréable à regarder et d’autant plus impressionnante lorsque l’on active le mécanisme de toit pour l’ouvrir ou le fermer. Cette manœuvre peut s’effectuer en roulant jusqu’à 10 km/h.

Avec une cellule d’habitacle très en retrait et un grand capot, les proportions sont optimisées pour faire rentrer 2 adultes (pas trop grands quand même), un moteur 2.0 atmosphérique de 160 ch et une petite valise tout en gardant un comportement sympathique grâce à son empattement de seulement 2.31 m. Cette architecture lui permet d’ailleurs d’avoir un poids très contenu de 1055 kg, soit à peine 45 kg de plus que la version Soft Top. Une véritable prouesse de la part de Mazda.

Sur la route du bonheur

Pour Cédric, c’était une version BVA, pour ma part il s’agit d’une boîte de vitesses manuelle à 6 rapports.

Si au volant les sensations diffèrent peu, à en croire l’avis que je partage avec Cédric, le châssis reste lui excellent -la version 160 ch est équipée en série du différentiel autobloquant- et la boîte de vitesses automatique qui montrait quelques lacunes est ici remplacée par une très bonne et agréable BVM. Le débattement est court, le levier verrouille bien, les vitesses sont bien étagées et même s’il manque toujours un peu de couple bas dans les tours, c’est un réel plaisir à conduire. Le petit pommeau cuir avec les surpiqûres rouges est de surcroît du plus bel effet.

Calé dans les sièges Recaro en cuir/alcantara -propres au Pack Sport-, avec le système audio Bose dans les oreilles, que demander de plus ? Je reste convaincu que pour faire des balades le weekend, c’est l’un des meilleurs compromis qui existe sur le marché. Et pourtant je n’étais pas un grand fan de MX-5 à l’origine, comme quoi en essayant une voiture on peut vite changer d’avis. Attention toutefois aux amateurs de vitesse, ce n’est pas une sportive prête à enchaîner les tours de circuit.

Dans le Pack Sport il y a également un élément très appréciable, je veux parler des suspensions Bilstein. Je n’irais pas jusqu’à dire que c’est confortable car celles-ci sont tout de même raides, mais le calibrage de l’amortissement a tout de même été travaillé pour rester vraiment polyvalent. Si vous souhaitez vous amuser, l’ESP est très permissif de base et demeure 100% déconnectable ! Dans ce cas, attention aux têtes-à-queue.

Mazda à vraiment souhaité mettre l’accent sur le plaisir de conduite lors de la conception de la voiture si l’on en croit le compte tours positionné au centre du combiné d’instrumentation -ça rappelle un peu Porsche cette histoire. Nul besoin de regarder la vitesse, il suffit de profiter. Dommage tout de même, lors de vos balades si vous dépassez les 120 km/h un bruit d’air se fait entendre au niveau de la jonction pare-brise/toit et ce même lorsque le toit est en position ouverte.

Conclusion : un prix à la hauteur de la rareté

C’est là que le bât blesse, il est temps de parler du tarif de ce beau petit jouet. Certes entièrement équipé et à la configuration unique dans le catalogue -comprenez par là qu’il n’est pas possible de rajouter des options-, il faudra débourser 37.750 euros pour acquérir un des 150 exemplaires réalisés par Mazda. Si vous configurez une version similaire sans l’édition limitée et sans les BBS il ne vous en coûtera « que » 36.450 €. Vu comme ça le tarif est un peu moins exorbitant.

Pour ma part cet essai a été un réel coup de cœur. Alors oui, ce n’est pas donné mais j’ai rarement pris autant de plaisir à faire un essai automobile. Dommage que la météo ne fût pas intégralement avec moi sur le weekend, ça m’aura au moins permis de limiter mes déplacements et ne pas vider le réservoir plusieurs fois même si dans ce domaine la petite Mazda se montre très raisonnable. Sur les 600 km de l’essai répartis entre trajets quotidiens et routes de campagne, la consommation s’est stabilisée aux alentours des 8 l/100 km.

Pour apprécier la voiture dans sa globalité, retrouvez une galerie complète réalisée durant l’essai.

Texte et photos : Julien HUET pour TheAutomobilist.fr


Commentaires

Plus d'articles