Avouez-le, si je vous demandais de choisir un break de plus de 200 ch avec un budget de 50 000 €, vous ne me diriez pas Passat. C’est pourtant le prix de cette VW Passat SW 2.0 BiTDI 240 BlueMotion DSG7 Carat Édition (respirez, je n’avais pas tout mis dans le titre), version ultime de la voiture de l’année. Dans ces sphères-là, Volkswagen quitte son milieu généraliste et taquine les Premium. Alors qu’en est-il des prestations offertes ? Que vaut son titre obtenu en début d’année ? La prendriez-vous comme carrosse pour quitter votre château ?

1. Mise à niveau esthétique : présentation du véhicule princier
2. Carrosse de princesse ou bétaillère ?
3. Au moment d’ouvrir le coffre au trésor…

Si certains ont été surpris de la récompense acquise haut la main en janvier cette année en trouvant l’évolution légère par rapport à la génération précédente, les changements sont plus profonds qu’il n’y paraît. Plate-forme MQB allégée, dessin affiné, motorisations revues et, surtout, une mise à niveau des équipements pour avoir un contenu technologique dernier cri, dont ne manque pas cette version haut de gamme Carat Édition.

Mise à niveau esthétique : présentation du véhicule princier

Si les chevaux à quatre pattes sont devenus vapeur, les véhicules sont restés fermés avec plusieurs places à l’intérieur et avec malle apparente ou pas. La berline présente un format classique tricorps mais la version break est allongée et son coffre bien intégré à la ligne générale.

J’aime beaucoup le dessin de cette voiture. Il n’a pas le côté humain et souple du Q70 essayé le mois dernier (voir ici), mais ses formes carrées alliées à une certaine finesse (merci au pli horizontal qui court des ailes avant aux arrière) lui confèrent une prestance, voire une forme d’élégance, tout en inspirant la sécurité. J’apprécie particulièrement les feux avant aiguisés et la hauteur générale relativement faible qui donnent à l’ensemble un soupçon de dynamisme renforcé par les jantes turbine (baptisées « Marseille » pour les spécialistes) de 18 pouces.

Mais en plus d’un dessin franchement amélioré (les précédentes générations avaient tout de la voiture du bon père de famille), une Passat s’apprécie à l’intérieur. Elle a gardé ses qualités d’habitabilité (dans la catégorie, seule la Skoda Superb fait mieux en espace aux jambes à l’arrière) et de coffre gigantesque, tout en améliorant la présentation. Autant vous le dire tout de suite, je suis fan du bandeau chromé qui parcourt la planche de bord en reprenant le dessin de la calandre et dans lequel sont dissimulés les aérateurs. Et la touche haut de gamme avec la montre au milieu de ladite planche me séduit aussi, même si le dessin général de la petite horloge pourrait être moins fade.

Comme d’habitude chez VW, les plastiques à portée de vue et de toucher sont très qualitatifs, agréables et  assemblés solidement. Ceux des parties basses des portes et de la console centrale sont plus granuleux et creux, mais certainement plus légers et moins chers aussi. Certains ajustements attirent l’œil également, notamment la jonction entre la planche de bord et les portes, et le cuir me paraît fin, mais globalement c’est de très bonne qualité. Sauf que sa cousine A4 fait mieux à ce niveau-là tout en ayant 7 ans de plus …

Là où notre voiture du peuple fait l’unanimité par contre, c’est côté équipement. Si le maintien de ligne, le régulateur adaptatif, le Park Assist sont connus, la vraie innovation concerne le tableau de bord, devenu digital. Plus de compteurs traditionnels, mais un écran de belle taille sur lequel on peut sélectionner les informations à afficher. Si l’on reste classique avec le compte-tours à gauche et le tachymètre à droite, tout ce qui se trouve en périphérie et dans la partie centrale peut se configurer à votre gré.

Des pistes audio aux informations de l’ordinateur de bord, des aides à la conduite au GPS, on y trouve tout ce dont on pourrait avoir besoin et même plus. Sachant de plus qu’a contrario de l’Audi TT (modèle qui a inauguré le « virtual cockpit »), il reste un écran central qui regroupe ces informations aussi et qui, lui, est donc manipulable et consultable par le passager.

Et venons-en à cet écran. D’une taille confortable de 8 pouces, il jouit d’une définition améliorée, ce qui le rend très agréable à regarder, en particulier la caméra 360° qui donne une représentation précise de l’environnement. Et ce avec plusieurs modes en complément de la traditionnelle vue du dessus (« birdview »), comme une vue latérale si on veut voir où l’on met ses roues gauches par exemple. L’exploration de ses capacités m’a occupé un petit moment en allant de surprises en surprises, toutes bonnes !

Mais au-delà de la taille, son agrément est assuré par la réactivité accrue du système d’infotainment qui se comporte comme les meilleurs smartphones actuels. La saisie de texte via l’écran tactile est fluide, les calculs du GPS sont rapides, voilà un élément dont les concurrents devraient s’inspirer.

Cependant, mon téléphone de dernière génération de la compagnie fruitière n’a pas été reconnu et je n’ai malheureusement pas pu tester le MirrorLink (la capacité d’utiliser certaines des applications de son téléphone sur l’écran du véhicule), une innovation sur ce modèle. Il aurait été intéressant de tester mon GPS (ou l’avertisseur communautaire Coyote) en parallèle des autres fonctions intégrées au système de base. Un demi-regret, tout fonctionnant très bien par ailleurs.

2. Carrosse de princesse ou bétaillère ?
3. Au moment d’ouvrir le coffre au trésor…


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