Quoi de mieux pour essayer un Mazda CX-5 que de tailler la route en Europe, prendre la direction des grands espaces et même ceux qui se situent de l’autre coté des Alpes ? Oui, vous savez le pays où l’on sait aussi bien faire des mini citadines bicylindres que des meilleures mécaniques à 6, 8, 10 ou 12 cylindres.

Mazda CX-5

Forza en Mazda !

Avec ses lignes pleines de dynamisme et sa relative rareté sur le marché français, le Mazda CX-5 sort facilement du lot lorsqu’on le croise sur la route, même avec la discrète couleur grise de notre modèle d’essai. Son design exprime le fameux langage Kodo (ou « l’art du mouvement » chez les japonais), cher au constructeur d’Hiroshima. Personnellement, j’aime toujours son look malgré l’arrivée de la nouvelle Peugeot 3008, très réussie également. Mais le Mazda CX-5 actuel vit ses derniers mois en attendant une remplaçante, que l’on annonce dans la même veine stylistique. Tant mieux !

Le Mazda CX-5 devrait être le compagnon idéal pour le voyage qui nous attend. Avant de partir, faisons un peu les présentations. La gamme CX-5 débute à 29.500€ en finition d’accès Elegance avec le moteur essence de base. 3 niveaux supérieurs complètent l’offre :

  • La Dynamique ajoute les sièges chauffants, les feux adaptatifs à LED et la radio numérique DAB
  • La Dynamique + apporte en « + » la caméra de recul, le système Keyless et la Hi-Fi Bose 9 HP
  • La Sélection n’est disponible qu’avec les plus gros moteurs et ajoute les sièges électriques en cuir, le freinage automatique urbain et le toit ouvrant.

Il existe 2 blocs essence et diesel de « grosse » cylindrée et déclinés en plusieurs niveaux de puissance, parfois disponible en boite auto ou en version 4×4 :

Essence :

  • 2,0 l SkyActiv G 165 ch BVM6 4×2
  • 2,0 l SkyActiv G 160 ch BVM6 4×4
  • 2,0 l SkyActiv G 160 ch BVA6 4×4

Diesel:

  • 2,2 l SkyActiv D 150 ch BVM6 4×2
  • 2,2 l SkyActiv D 150 ch BVA6 4×2
  • 2,2 l SkyActiv D 150 ch BVM6 4×4
  • 2,2 l SkyActiv D 150 ch BVA6 4×4
  • 2,2 l SkyActiv D 175 ch BVM6 4×4
  • 2,2 l SkyActiv D 175 ch BVA6 4×4

Pour notre voyage, c’est un 2,2 l diesel 150 ch BVM6 en finition Dynamique + qui nous accompagne, pour un tarif de 34.400€, peinture métal incluse . C’est sans doute le cœur de gamme sur le marché français. Le joli intérieur biton blanc cassé et noir avec les surpiqûres rouges ainsi que le toit ouvrant sont des extras réservés à la finition Sélection. Tant pis pour ceux qui auraient voulu les avoir en option sur les niveaux et motorisations inférieurs. Mais ça ne nous empêchera pas de profiter pleinement du trajet ! Bon, on y va ?!

On s’installe et on se prépare pour le voyage !

Notre point de départ sera la ville de Tarare (Rhône), En s’installant à bord du CX-5, on apprécie avant tout l’ergonomie générale de la voiture, bien étudiée. On voit aussi que Mazda a tenu à contenter à la fois les partisans des écrans tactiles et des désignateurs sur console centrale : la voiture offre les deux systèmes, chose assez rare pour être soulignée. Le temps de caler le GPS sur « pays du plaisir mécanique », de mettre les cartes Michelin du sud est de la France et l’Italie dans la boite à gants, de jeter un sac de voyage dans le coffre et de faire le plein dans cette bonne ville de Tarare encaissée dans la Vallée de la Turdine.

Mazda CX-5

Si la ville est certes un peu triste, pas toujours très lumineuse et à considérer comme faisant partie de la lointaine banlieue lyonnaise, elle vaut par son vaste environnement montagneux et boisé, son beau viaduc, ses anciens bâtiments qui ont abrité aux XIXeme et XXeme les ateliers de tissage qui ont fait de Tarare la cité de la mousseline et la capitale du rideau.

Mazda CX-5

A l’intérieur de notre CX-5, c’est un peu la même histoire. A l’arrière, la place dévolue aux passagers est bonne mais l’ambiance intérieure manque, à l’instar de ville de Tarare, un peu de lumière : la ceinture de caisse est assez élevée, les vitres arrière sont surteintées de série et le tissu noir n’arrange rien. Outre un coffre assez généreux (503 l), le CX-5 propose une modularité aboutie avec son cache bagage embarqué dans le hayon à l’ouverture ou encore sa banquette arrière rabattable en un geste depuis le coffre, grâce au système Karakuri. Les rangements sont très bien disposés, à l’image du vide poche de la console dans lequel vient idéalement se loger notre badge du système de démarrage mains libres. Bref, il y a de quoi ranger mon kit du parfait touriste !

Mazda CX-5

Tarare est aussi la patrie du fameux Taraflex (devenu Gerflor). Depuis longtemps la ville est en reconversion industrielle et plein ré-aménagement même peine à trous un second souffle. Reste un environnement verdoyant, un fameux barrage, celui de Joux situé sur la municipalité de Tarare. Alimenté par la rivière Turdine, sa superficie est d’environ 9 hectares. A l’origine (1905), le barrage de Joux a été édifié pour répondre aux besoins des industries du textile de la région. Sa capacité a été portée au fil des années à 1.1 million de m3 via la surélévation du mur de retenue. L’endroit est situé au pied du Col du Pin Bouchain qui culmine à 759 m d’altitude après une longue montée par la RN7 qui traverse plus bas la ville de Tarare. C’est d’ailleurs un super spot photo… les jours de soleil !

Mazda CX-5

À défaut de soleil, j’aurai au moins de la musique pour le voyage. Une prise USB se situe sous l’accoudoir central et la radio offre un rendu acceptable avec ses 9 HP (système développé par Bose). Et puis, les sièges chauffants semblent très confortables et bien dessinés. Pour le moment tout va bien, même si je commence à avoir un petit creux. Avant de prendre vraiment la route, prenons des forces !

Pour ceux qui apprécient de marier les plaisirs de la table et du voyage, Tarare s’impose avec le restaurant réputé Jean Brouilly situé le long de la route de Paris qui permet de déguster une excellente cuisine de maison bourgeoise et de profiter d’un beau parc. Après un bon déjeuner, il est venu le moment de se réininstaller dans le CX-5. Je fais quelques réglages pour le siège conducteur, je jette un oeil sur la jauge à carburant, j’appuie sur le bouton de démarrage et c’est parti, direction l’Italie du Nord. Monza, nous voilà !


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