En cette fin juin, la communication du Groupe PSA est fortement axée sur deux familles de triplés. Entre utilitaires et ludospaces, Peugeot, Citroën et Opel signent deux familles de modèles de deux longueurs chacuns ! Derrière cette diversité de style se trouve une réalité : 85 % des pièces entre ces modèles sont communes. Du train avant EMP2 aux moteurs en passant par une grande partie des mobiliers intérieurs, le partage des éléments offre une meilleure rentabilité, sans que le design ne s’en sente trop copié/collé. La preuve par le Berlingo : 22 ans après l’arrivée de la première génération qui créa le segment des ludospaces, est-ce bien une « vraie » Citroën ?

Un style dans l’air des chevrons

Proposé en deux longueurs, 4,40 m et 4,75 m, le Berlingo prend une nouvelle dimension dans la gamme Citroën. Plutôt qu’un van aménagé dérivé d’un utilitaire, Citroën lui a offert une véritable identité visuelle grâce au design. La face avant est propre au modèle « VP » (véhicule particulier), avec le désormais traditionnel regard en triple-étage formé par les feux de jour, les phares, et les anti-brouillards. Sur les flancs, les protections reprennent l’esprit des Airbumps amincis du C4 Cactus, ainsi que le principe des ponctuels colorés. Ces derniers sont soit de teinte blanc, soit orange en version XTR, et se marient avec la teinte Aqua Green de la carrosserie.

A l’arrière, le Berlingo III ressemble surtout au Berlingo II, la faute ou l’avantage de reprendre l’ensemble du 3/4 arrière de l’ancienne génération. Il est en même temps difficile de se réinventer perpétuellement et les équipes de PSA ont ici pu réaliser une nouvelle économie d’échelle sans conséquence, l’accessibilité au coffre ne souffrant pas la critique sur l’ancien Berlingo. On remarque toutefois le choix de Citroën de garder des parties en plastique noir, là où Opel souhaite, lui, peindre intégralement son ludospace.

Espace modulaire

L’impression principale qui surprend à bord du nouveau Berlingo est celle d’espace. Espace physique, permis par la garde au toit si spécifique aux utilitaires aménagés et contrebalance avec l’impression d’enfermement des berlines et de certains SUV aux pavillons toujours plus rabaissés. Espace visuel aussi, grâce à une large superficie vitrée, et surtout l’immense toit vitré proposé avec le Modutop sur le niveau « Shine » de la voiture. Espace pratique enfin, grâce à près de 200 litres de rangement disséminés dans tous les recoins de la voiture, du plancher jusqu’au toit, ainsi que par la qualité des ouvrants.

Deux portes coulissantes, un gigantesque hayon et, pour contrebalancer sa taille parfois trop importante dans les parkings ou en ville, une lunette ouvrante indépendante pour charger le coffre aisément. Le Berlingo coche toutes les cases de la familiale pratique et corvéable, une valeur qui fait plaisir à voir à l’heure où pourtant le marché propose toujours plus de modèles, même les SUV, propres à imposer des contraintes.

Couleurs et matières sauce Citroën

Bien qu’elle soit partagée, au logo près, avec celle de l’Opel Combo, la planche de bord du Berlingo a sa propre identité. Par rapport à celle des Peugeot Rifter/Partner, pas d’I-Cockpit ni de petit volant, mais un système de vision tête-haute comme un C3 Aircross. Et par rapport à un Combo, de la couleur ! L’habitacle profite ainsi de 3 possibilités d’ambiance : une toute noire, Série ; une légèrement verte, Wild Green ; et une gris chiné en Metropolitan Grey. C’est cette dernière qui vous est présentée dans ces lignes.

A cette ambiance s’ajoute la sellerie, mêlant gris et ligne de couleur bleu turquoise, ainsi qu’un rapport sur la boîte à gant façon malle de voyage, légère évocation de l’habitacle si particulier du C4 Cactus. Ce sont des détails, mais qui mises ensemble offrent au Berlingo un véritable esprit.

Le Berlingo, une « vraie » Citroën

Né en 1996, le Berlingo voit le jour à une époque où Citroën dispose d’assez peu d’indépendance vis-à-vis de Peugeot dans le groupe PSA. Style fade, reprise des lionnes et pas que chez les utilitaires (souvenez-vous des duos 106/Saxo, 806/Evasion ou des intérieurs de 306 et Xsara !) avec quelques années d’écart, les chevrons faisaient grise mine. Pourtant, l’on peut dater au lancement du Berlingo le début de prise de conscience et d’indépendance de Citroën.

Avec la version Multispace étaient alors proposées deux harmonies, à savoir vert/jaune (avec décors verts) ou rouge/bleu (avec décors bleus). Un détail, mais qui faisait la différence avec un Partner plus strict, sobre, sérieux. Vingt ans plus tard, après une flopée de concepts-cars, une explosion créative, et même une scission avec la création de la marque DS, l’originalité et l’identité de Citroën continuent de vouloir se démarquer des autres produits PSA, et ce Berlingo en est, à ce titre, une preuve supplémentaire.

Et pour ce qui est de l’esprit Citroën au volant, nous vous en parlerons très bientôt dans nos essais complets !

Pour tout savoir sur les nouveaux utilitaires et ludospaces PSA-Opel, retrouvez nos articles !

Et cliquez ici pour retrouver l’histoire du Berlingo et des fourgonnettes de Citroën !

Crédit photos : Fabien Legrand – The Automobilist


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