La Citroën E-Méhari Jean-Charles de Castelbajac

La Citroën E-Méhari est de retour en 2018 et pour le faire savoir, elle s’offre en même temps une phase 2, un hard-top, une série limitée Courrèges, et une art car signée Castelbajac ! Un temps de communication qui se marie au temps long de l’histoire, celui du lancement de la Méhari originelle en mai 1968, époque à laquelle les grandes villes de France étaient marquées par les « Evénements ». Et c’est à Paris, dans une imprimerie qui joua un rôle capital cette année-là, que Citroën a choisi de faire se rencontrer ces histoires.

Une E-Méhari révolutionnaire ?

Pas par sa technique en tout cas puisqu’elle demeure sur la base d’une E-Méhari conventionnelle. Pour son style en revanche, les équipes de Jean-Charles de Castelbajac ont choisi de faire de la voiture un « manifeste graphique à l’image d’une affiche de Mai 68 ». Les couleurs sont vives : rouge pour la révolution et la passion, jaune pour le rayonnement et la fraternité, bleu pour l’électricité et l’écologie. S’y ajoutent les signatures de l’artistes, qui mêle ses initiales aux chevrons Citroën sur les montants B, les tapis de sol ou encore le bandeau en TEP du tableau de bord.

La voiture est ensuite décorée de dessins jouant à la fois avec le design de la voiture et les symboles de la liberté. Colombes de la paix, soleil autour de la serrure ou encore étoiles filantes, l’ensemble se joue des volumes simples de la voiture en un arlequin jusque sur le toit et les jantes « Give me five » peinte dans un bleu roi.

La fête continue aussi à bord avec des sièges aux éléments bleu pour les assises et dossiers, façon Peugeot 1007, une voiture pour laquelle l’équipe de Castelbajac avait signé les 12 kits « Cameleo » interchangeables pour colorer l’habitacle.

Une Art Car… jusque sous le capot !

Les coups de pinceau de Jean-Charles de Castelbajac ont continué jusque sous le capot de l’E-Méhari, se jouant des couvercles plastique et de la structure métallique pour ajouter de la vie au cœur électrique de la voiture.

Une présentation à l’imprimerie Idem

Le lieu choisi n’était pas sans un clin d’œil affirmé à Mai 68. C’est en effet dans cette imprimerie du quartier du Montparnasse que certaines des affiches célèbres des manifestations sont sorties de presse. Pour l’occasion, Citroën a rejoué l’histoire en mêlant ses propres engrenages aux affiches ! Un jeu de mots a même été trouvé autour de Méhari-Mai a ri…

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Le passé n’est jamais très loin…

Au 49 de la rue du Montparnasse, entre les crêperies Saint Malo et Plougastel, l’entrée de l’imprimeur et lithographe E. Dufrenoy voyait la présence, opportune et permise par Citroën Héritage, de la Méhari Plage présente dans la collection de l’Aventure Peugeot Citroën DS -et récemment passée sur les écrans du film « Inspired by You ». Cette Méhari Plage, lancée en 1983, avait pour but de dynamiser les ventes de la voiture sur les marchés espagnols et portugais. On peut même dire que c’est l’équivalent ibérique de la Méhari Azur, proposée elle dans le reste de l’Europe notamment en France. Sa teinte jaune Atacama habillera les 500 exemplaires de cette série limitée, tandis que la Méhari continuera sa route jusqu’en 1987.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Rendez-vous en Mai 2068 ?

Cette présentation de l’E-Méhari Art Car vient clore notre cycle autour des 50 ans de la Citroën Méhari. Nous avons choisi de vous le faire vivre entre les 11 mai et 16 mai, les deux dates auxquelles auraient eu lieu les présentations à la presse de la Méhari originelle en 1968 -Citroën parle du 11 mai, les clubs du 16 mai. Vous pouvez en retrouver les articles en cliquant sur les liens ci-dessous :

Crédit photos : The Automobilist


Commentaires

Plus d'articles