On le sait, sur les bords de la Méditerranée lorsqu’il pleut cela prend assez vite des allures de déluge. C’est en tout cas ce qu’ont vécu les protagonistes de l’ouverture en Catalogne du championnat du monde 2018 de Rallycross. La pluie n’a quasiment pas cessé de la première journée de cette ouverture. Alors, certains y ont laissé des plumes dès le débuts des opérations.

Au premier rang duquel un certain Sébastien Loeb, pilote officiel Peugeot et complètement en galère la journée du samedi.
Le pilote français de dire :  »Bon, une fois c’est vrai en première manche, je tape un plot et je casse un bras de suspension. Mais en deuxième et troisième manche, c’est un tout petit choc qui, là encore, brise un élément. Normalement, très souvent on a ce genre de petit incident sans qu’il n’y ait de conséquences irrémédiables. Là, je perds un maximum de point et je me dis que le week end est plié. De plus en quatrième manche , je pars le premier sur un circuit pas encore tout à fait sec et au classement général après les quatre manches qualificatives, je me retrouve… 13 eme. »
Fort heureusement pour Peugeot, la douzième place qualificative pour les demi-finales est tenue par Kevin Hansen, le pilote qui ne marque pas de points au championnat constructeur. La décision est prise par Bruno Famin, le big boss de la compétition. Kevin ne partira pas, remplacé par Loeb.
Le pilote de la Peugeot de reconnaitre :  »Je suis désolé pour Kevin. C’est terrible pour lui d’autant qu’il avait bien roulé avant. »
On se souvient qu’il y a deux ans au Québec, ce fut Timmy qui se retrouva dans cette situation. Repêché après une disqualification de Tymerzianov, l’aîné des Hansen parvint en finale et la remporta. Alors pourquoi pas Loeb cette fois-là ?

En demi-finale, Timmy Hansen avait pratiquement course gagnée quand une panne stupide, un fusible à deux euros, immobilisa la 208 sur le circuit. Loeb était alors cinquième et semblait devoir dire adieu à la finale. S’en suivit un petit temps d’hésitation de la part des poursuivants du Suédois et, Loeb put alors se hisser à la deuxième place, synonyme de finale. Il était enfin revenu du fond du trou.

En finale, après que Solberg, pourtant magnifique tout le week end fut tout bonnement rangé par Ekström dans le mur de pneumatiques, l’Alsacien haussa le ton.

Parti dernier, à l’extérieur Sébastien tenta de s’immiscer dans le paquet mais fut un peu chahuté. Sa 208 bleu nuit s’offrit même un bond de cabri. Mais le chat noir avait quitté le châssis de la Peugeot. Rien ne cassa.
Seb’ se jetait dans le tour joker le premier. Bien lui en pris. Si Ekström et Kristoffersson étaient intouchables, Bakerud et Grönholm furent avalés rapidement, permettant ainsi à Loeb de monter sur le podium. Mais une chose est sure, il était revenu de loin !

Devant, Ekström savourait la réédition de sa victoire de 2017 mais devra quand même attendre que les commissaires sportifs observent à la loupe l’incident du départ.
On le pressentait, l’attentat sur Solberg fut reconnu et le pilote Audi bon pour une disqualification de la finale. Kristoffersson l’emportait donc devant la Peugeot officielle qui, convenons en, avait quand même réalisé un drôle de miracle.

Si Loeb respirait, les hommes de Prodrive aussi, puisque les deux Megane RS RX se sont montrées véloces, puissantes et bien construites. On attendra quand même des circuits plus typés Rallycross avant d’évaluer plus finement un potentiel que l’on pressent comme redoutable.
Grönholm s’est lui aussi hissé en finale, la première fois pour le jeune Finlandais qui a fait le bon choix en choisissant une Huyndai i20 qui parait bien née.

En championnat d’Europe, belle domination de Nitiss venu du WRX. Il devance Marklund et Baptiste Dubourg qui pilote cette année une Clio WRX.

En Super 1600, le jeune frère Baumanis a eu raison de louer la Skoda d’Yvonnick Jagu pour une épreuve, le pilote de la Skoda devance un excellent Jimmy Terpereau qui a démontré en Catalogne qu’il a désormais la bonne pointure internationale. Maximilien Eveno dut, pour sa part, jeter l’éponge en demi-finale pour une bête histoire de pompe à essence.

Crédits photos : FIA, Sebastien Loeb, Guerlain Chicherit, XiteRacing, Volkswagen, Audi, Ford. 


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