En ce mois d’avril, The Automobilist et plus particulièrement notre spécialiste des italiennes Laurent, est dans la course. Pas le Tour Auto 2017, pas les Mille Miglia mais une course tout aussi mythique qui se court dans le sud de l’Italie, la Targa Florio. Durant quatre jours, sur les routes de Sicile Miss Giulietta TI va donner tout ce qu’elle peut tirer de son vaillant Bialbero 1300 pour notre plaisir de pilote et co-pilote mais aussi le votre si vous prenez le temps de nous accompagner en terre sicilienne.
C’est un peu à la manière d’un carnet de route ou de voyage que je vous parlerai de la course, de l’ambiance, des autos ainsi ques des gens et paysages rencontrés durant cette semaine de course.

Mardi 18 avril 2017

16h00, Maxime, mon copilote, arrive à Nice et pose ses bagages à côté de la Giulietta Ti, en grande forme et prête à démarrer. Nous chargeons rapidement nos affaires dans le coffre et sur la banquette arrière de la berline des années 50 : son assiette change instantanément, on jurerait que nous sommes plus de deux dans l’habitacle…Nous prenons la route en direction de l’Italie, et, une fois la frontière passée, à notre grand étonnement, le temps devient maussade et la pluie accompagne notre périple.
Très rapidement, la circulation s’intensifie sur l’autoroute bien avant Savona, et nous devons rouler au pas, au milieu des camions et des monospaces surchargés…notre petite italienne attire l’attention de temps à autres et, au milieu de cet amas de véhicules insipides, un pouce levé nous rend plus sympathiques nos voisins de fortune.

Nous parvenons à Gênes au bout de 3h30 : le temps paraît important pour près de 250 km, mais la simple idée de participer bientôt à la plus ancienne course de tous les temps n’entame aucunement notre enthousiasme.
Le chemin menant à l’embarquement passe par des ponts, routes et tunnels et soudain, nous apercevons la pancarte « Palermo » ! Oui, un petit bout du rêve commence ici… dans la file d’attente, nous côtoyons déjà une Bugatti des années 20, une Lancia des années 30, une Alfa Giulia Sprint GTC, une Porsche 356 et un peu plus loin d’autres merveilles mécaniques dont nous reparlerons. Nous sortons pour les voir de plus près et les immortaliser. Sur le quai, le vent souffle fort, nous n’avons pas chaud et rentrons « molto vivace » pour nous réchauffer et nous restaurer dans l’Alfa.
La Superba, notre Ferry, ouvre ses portes en grand et nous pénétrons dans cette cathédrale d’acier au milieu des camping-cars, monospaces et autres SUV mais également quelques très belles Ferrari et d’autres autos de collection dont un inattendu break Giulia « Servizio Competizione » de toute beauté. Il doit probablement aller dans la même direction que nous !
Notre cabine nous apparaît instantanément confortable et pratique. Les repères pris, nous nous endormons paisiblement en ne pensant plus qu’à la Sicile et ses routes mythiques. Demain nous serons un peu comme des guépards lachés sur les routes de la grande ile italienne et à nous la grande aventure.

Mercredi 19 avril 2017

Nous paressons quelque peu après une nuit mi-figue mi-raisin en raison du roulis…un petit déjeuner copieux nous remet finalement sur pied et nous arpentons les méandres du navire, en découvrant le pont supérieur, le chenil (!), les bars et restaurants divers, les grands escaliers. Nous avons une pensée émue pour notre petite Alfa, perdue en fond de cale, qui doit trouver le fond de l’air un peu frais et presqu’humide.

Le temps est magnifique, et la mer très belle, la matinée passe vite, un DVD bien choisi par mon copilote Maxime nous ouvre l’appétit et nous finisssons par «atterrir» au restaurant du navire. Ce sera buona pasta, gelato al cioccolato et puis hop, balade sur les ponts du bateau et « lézardage » sous le soleil méditerranéen.
En fin d’après-midi, nous apercevons déjà les côtes de la terre promise, et apprenons par le haut-parleur que nous débarquerons avec 45 minutes d’avance ! Le ferry aurait-il lui aussi profité d’un moteur Alfa Romeo né au Portello ou à Arese ? Suspense…
Finalement, nous sortons bien du vaisseau à 8h15 et parvenons sans encombre à notre hôtel.
Super confortable et spacieux, avec un accueil franchement adorable et chaleureux, je commence par m’angoisser pour la Ti : Mais où va-t-on la garer puisque l’hôtel ne semble pas disposer de garage ?
On me rassure immédiatement en me demandant de suivre une grosse BMW Serie5 qui me conduit dans une petite impasse façon Italie des années 50. Au fond de la rue sans issue, on m’indique un grand portail. On l’ouvre et on nous fait signe d’avancer. Et là, la magie opère.

A l’intérieur d’un immense hangar qui semble dater du début du siècle dernier, plusieurs autos anciennes participant à la Targa Florio se reposent et se mettent en condition pour les 4 jours de compétition. Elles seront les compagnes de nuit de mon Alfa bien aimée, de ma Giulietta.
Ce soir ma petite milanaise se reposera aux cotés d’un coupé Bertone verde Pino, d’un spider Giulietta et d’une 911 S orange.
L’auto est au repos. Il est temps de la laisser et de regagner l’hôtel et de préparer la première journée de course. La fatigue est un peu là mais entre l’excitation de l’aventure, la préparation du road book et l’envie de profiter des plaisirs de la vie en Sicile, la soirée n’est pas terminée mais elle ne sera pas trop tardive.
Demain, concentration, gants à troutrous, mocassins souples en nubuck, soleil et plaisir seront au rendez vous. Il est venu le moment de vous laisser.

Buona notte… Vivement le départ demain.

Il y a en aura d’autres mais voici deux premières images de Miss Alfa Giulietta TI 1962 avant le départ.

Crédits photos : Laurent Bonnery pour The Automobilist

 


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