Callaway. Un nom qui peut vous rappeler une célèbre Corvette au doux nom de « Sledgehammer » dans les années 80, et qui, il faut l’avouer, a un peu disparu au point que je n’y pensais point jusqu’au moment de passer devant le local d’assemblage à Santa Ana le long de la SR-55 (State Route 55). Il est 20h15, mais c’est décidé, il faut que j’y passe.

1 – Génèse
2 – Historique des créations
3 – Callaway en Californie

Chose faite le lendemain, mais étant à la base venu demander si il était possible de passer un jour avec un peu plus d’équipement photo, ce fut Pete Callaway en personne, fils du fondateur Reeves Callaway, qui m’a accueilli et l’offre de visite sur place ne se refusait donc pas…

Génèse

La marque éponyme a commencé dans le garage de Reeves Callaway, sur une BMW série 3 320i (E21) héritée de son année en tant qu’instructeur auprès de Bob Bondurant, pilote américain ayant couru en F1 et en endurance, dans ce qui fut probablement la première école de pilotage de haut niveau au monde.

C’était la pleine expansion des turbocompresseurs avec Saab qui fut le premier constructeur au monde à installer un turbo dans une voiture (on rappellera que le brevet a été déposé en 1905 et qu’il a été utilisé sur un moteur d’avion Renault 12 Fe pendant la guerre de 1914-1918. Désireux d’augmenter la puissance du véhicule, Reeves Callaway bricole un turbo sur sa BMW et invite Don Sherman, un journaliste du magazine Car and Driver, qui répondit présent.

1977, une BMW de 200ch (soit près du double de puissance par rapport à ce qu’il y avait à l’origine) avec un couple monstrueux pour l’époque : C’est le coup de coeur, et le kit de turbo de Callaway devient une célébrité, à tel point que le téléphone sonnait très souvent occupé et les commandes affluaient : seul problème : il n’y a pas toutes les pièces nécessaires pour honorer autant de commande, alors tout se concentre sur la production. C’est la naissance de Callaway Cars, Inc.

Au fil des années, la conception de kits de turbo facilement montable par le client reste le coeur de métier de Callaway Cars : BMW, Porsche, Audi, Mercedes-Benz, toutes les allemandes y passent. Ainsi qu’Alfa Romeo. C’est d’ailleurs grâce à une Alfa Romero GTV6 équipée de son kit bi-turbo (Callaway C3) qui était tout bonnement irrattrapable que Reeves Callaway reçoit un appel de General Motors lui demandant de créer un kit de turbo pour la Corvette C4. Cet appel est le début d’une collaboration qui dure encore aujourd’hui.

Entre temps, le Callaway C-Project C2 (1979-1984) montre que Callaway est une société ayant un savoir faire de motoriste, puisqu’elle conçoit un moteur d’Indy Car à partir d’une feuille blanche.

On avance donc de quelques années, et on se retrouve en 1988. Déterminé à battre un record de vitesse, Reeves Callaway, avec l’aide du designer Paul Deutschman, créé la Sledgehammer, basée sur la Callaway C-Project C4. Une Corvette C4 qui est encore tout à fait fonctionnelle sur route (si un moteur de NASCAR était légal sur route…) et encore équipée de la climatisation et autres accessoires de confort. Avec John Lingenfelter au volant, c’est la vitesse de 254.76 mph qui est atteinte, soit 407,6 km/h. À noter que ce record a été établi sur l’ovale de vitesse de 12km de long de la Transportation Research Center dans l’Ohio (pensez piste de NASCAR à rallonge).

 

Ah ouais, ça rigolait pas pour l’époque, les pneus ont survécus ?

Les pneus Goodyear, spécialement conçus pour l’occasion, étaient prévus pour encaisser une vitesse de 300 mph (480km/h) ! Détail intéressant : 2 jeux de pneus ont été créés, avec un budget conséquent atteignant les 7 chiffres. Mais à ce prix, c’est à la fois beaucoup de découvertes en développement, et surtout, du marketing parfaitement ficelé.

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