Note de Frédéric Euvrard :
Au mois d’avril, notre ami David, grand amateur de sportives, de sportives italiennes et encore plus de sportives nées à Maranello, s’est rendu en Lombardie pour une journée au milieu des belles et performantes automobiles comme nous les apprécions tous. Ce fut pour lui l’occasion de profiter de merveilles que l’on croise plus souvent sur la toile que sur la route, de belles couleurs et de belles sonorités mécaniques. En texte et en images, il nous fait part de ces impressions sur sa journée à Brescia la tête au soleil, les pieds dans l’herbe et le coeur près des automobiles sportives.

Il est enfin temps de retourner en Italie !
Après des mois et des mois d’attente (ma dernière fois date de septembre pour le Cars & Coffee Torino) me voilà de nouveau au cœur d’un pays que j’affectionne tout particulièrement pour assister à la nouvelle édition du Cars & Coffee Brescia.

Cet événement a marqué de nombreux esprits l’année dernière avec notamment la présence de deux Maserati MC12 (sur 50 produites) et celui de Turin ayant été magique j’ai décidé de ne pas manquer celui-ci malgré la distance importance (plus de 10 heures aller-retour). C’est d’ailleurs pour cette raison que j’ai procédé différemment en décidant de prendre le bus entre Lyon et Milan puis de récupérer une voiture de location sur place. Et quitte à être en Italie autant prendre une Fiat 500… La prochaine fois j’envisagerai une Fiat 124. Mais revenons-en à nos moutons ou plutôt à nos dive. La route entre Milan et Brescia nous met dans le bain rapidement grâce à la rencontre de 2 Scuderia, d’une Delta HF Integrale Evoluzione mais aussi et surtout d’une EB 110 dont je ne savais rien de la présence. Quel choc !

Arrivés aux abords de Brescia, un convoi méchant de GT-R notamment nous prend en chasse (j’enjolive un peu) puis finit par nous oublier mais c’était sans compter sur les nombreux ralentisseurs… Avec la vaillante 500 je prends un raccourci et termine de nouveau devant eux. Ça ne sert à rien d’avoir la plus puissante… Nous arrivons enfin au lieu de rendez-vous (privé uniquement dans les mails visiblement) et c’est déçu que je gare la 500 car aucun photographe n’a immortalisé notre arrivée. Faut dire que la F40, la Miura et la Diablo nous ont bien volé la vedette… Je prends le temps de saluer ceux que je connais, j’aperçois une Huayra roadster au loin (c’est nouveau ça) et entre dans le parc. Et là je pleure de joie… Le cadre est absolument magnifique, les autos débarquent par dizaines et on les entend presque toutes chanter. Le paradis. Je ne pense pas me remettre un jour de ces quelques secondes seul aux côtés de l’Enzo. Une des plus belles sonorités du monde automobile. Je poursuis mon chemin pour aller profiter du trio incroyable qui s’est constitué : Huayra roadster, Zonda F et EB 110. Imaginez donc ! Pagani devait initialement venir avec une Tempesta que je préfère esthétiquement mais qui serais-je pour me plaindre ? C’est je crois la première sortie publique de l’auto et c’est un régal de pouvoir l’admirer sous toutes ses coutures. Je prends peu de photos profitant plus de l’ambiance exceptionnelle qu’autre chose. Et puis avec la masse de propriétaires, de photographes, de vidéastes et d’invités ce n’est clairement pas simple.

J’ai de plus en plus tendance à privilégier les événements peu connus pour en profiter au mieux mais je ne voulais pas faire l’impasse sur celui-ci. Au-delà des « célébrités » la notoriété européenne de l’événement permet de rencontrer des autos d’origines diverses et ça c’est priceless. Et puis certain n’hésitent pas à modifier leurs autos uniquement pour l’occasion comme la très réussie 458 Speciale aux couleurs de la F1 de Lauda. La balade se poursuit jusqu’en début d’après-midi quand les propriétaires quittent les lieux pour se rendre à l’endroit ouvert au public. Rouler en leur compagnie est toujours un régal et après m’être élancé avec vigueur (là encore pas immortalisé) nous entamons un trajet confus d’un peu moins d’une heure. Nous arrivons au parco giardino Sigurtà (qui semble superbe) et là c’est l’horreur… Enfin façon de parler. Le public est bien là. Les bouchons également. Et le spectacle commence vraiment. Nous assistons à une surenchère qui fait certes frissonner mais qui épuise rapidement et me fait souvent craindre le pire. Clairement pas l’aspect que je préfère de l’automobile. Ça a été le cas également près de Turin mais nous étions sur un aérodrome, lieu légèrement plus propice. Cela nous motive à mettre un terme à notre participation et à aller profiter du lac de garde avant de retourner à Milan. Bilan mitigé en somme à cause de l’après-midi mais je serai certainement de la prochaine édition quand même.

Des rassemblements pareils sont relativement magiques et je ne suis jamais le dernier pour me rendre en Italie afin de profiter de belles Italiennes… D’ailleurs si j’avais pu choisir une auto et repartir avec ça aurait été l’Enzo. Sans la moindre hésitation.

Texte : David Benoit
Crédits photos : David Benoit pour The Automobilist.


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