Après le plan qui prévoit quelques 1.300 départs volontaires dans le cadre de la nouvelle procédure de rupture conventionnelle collective, le groupe PSA va proposer aux 3.000 salariés de son usine de Vesoul en Haute-Saône une augmentation du temps de travail. Cette nouvelle proposition vise officiellement, à assurer « l’avenir du site » vésulien en modifiant notamment la durée hebdomadaire du temps de travail et en mettant au passage une petite claque aux 35 heures si chères à Martine Aubry.

Avec cette nouvelle proposition, le Groupe PSA profite pleinement de la possibilité désormais offerte par la loi Travail de déroger localement à ce principe des 35 heures obligatoire depuis le 1er janvier 2002.
Ainsi la direction de PSA à profité du CSE (Comité social et économique) du site de Vesoul pour dévoiler aux employés un projet d’accord local qui autorisera l’augmentation du temps de travail et la hausse des salaires qui va avec.

La direction de l’entreprise propose ainsi aux salariés du site de travailler plus (+8% de temps de travail hebdomadaire) pour gagner non pas 8% de plus mais juste 2,8% supplémentaires. Il ne faut pas rêver, le groupe PSA n’est pas le Père Noël !
Cette offre est visiblement faite pour pallier la diminution des effectifs de cette usine de fabrication et de stockage de pièces détachées sans avoir besoin de recourir à des embauches sous contrat ou à des intérimaires.

Le direction de l’usine explique cette décision par le fait qu’elle doit rendre le site de Vesoul encore plus compétitif afin d’en assurer la pérennisation sur le long terme et de rester dans la course face à la concurrence. PSA dit qu’une transformation de l’usine est aujourd’hui  nécessaire pour poursuivre son activité dans le temps.
Les négociations avec les représentants du personnel devraient bientôt commencer et la direction de l’entreprise espère conclure un accord dans les semaines qui viennent, c’est-à-dire avant l’été.

Les représentants syndicaux ont pris connaissance de ce nouveau projet qui n’est pas sans rappeler le fameux Pacte 2020 entré en vigueur chez Smart il y a 18 mois.
Fort logiquement, les syndicats présents sur le site ont réagi et expliqué que cette remise en cause des 35 heures par un des plus grands groupes industriels du pays était un message envoyé à l’ensemble des salariés de toutes les entreprises importantes que compte le pays.
Enfin, on ajoutera l’annonce faite par la direction concernant une réduction automatique des effectifs avec un objectif de 150 CDI à supprimer chaque année jusqu’en 2020. Ce choix valide donc l’idée d’une discrète suppression de 450 emplois sur  trois ans. Les syndicats, CGT, FO notamment, sont, là aussi, montés aux créneaux pour réagir face à cette seconde et discrète annonce.
Toutefois, dans un esprit d’apaisement les représentants de FO ont fait savoir que ces 450 départs de salariés en CDI devraient être volontaires et non autoritaires comme semble le craindre la CGT.

Un dossier économico-social à suivre dans les prochaines semaines.

Via PSA, AFP, AP, LaTribune.


Commentaires

Plus d'articles