Profitez bien de la photo de haut d’article, elle pourrait très vite faire partie des souvenirs !

L’affaire était courue d’avance et inévitable à la vue des projets de la maire de Paris. Dans le cadre du plan climat géré à la façon de la ville Paris et afin de limiter, ou plutôt d’éradiquer les automobiles dans la capitale, la maire de Paris veut interdire dès 2030 les voitures à moteur essence. Cette mesure suivra celle prise pour les diesels qui seront totalement prohibés dans la capitale en 2024, année des Jeux Olympiques si chers à Anne Hidalgo.

Après Diesel 2020 ou 2024, voici Essence 2030

L’Affaire a été découverte hier soir lors d’un comité de pilotage du plan climat de la municipalité parisienne et révélée par France Info tôt ce matin. Bien évidemment et comme à l’accoutumée, l’équipe dirigeante met en avant la fameuse santé publique. Par ailleurs, Anne Hidalgo s’appuie sur les engagements pris lors de la COP 21 et sur le fait qu’actuellement 60% des parisiens n’ont pas de voitures pour justifier cette nouvelle décision qui vise à limiter la circulation dans la première ville de France.
La maire de Paris justifie ce choix en s’appuyant sur les annonces d’autres capitales européennes comme Berlin, Copenhague ou Londres qui veulent elles aussi faire disparaitre les véhicules thermiques de leur centre ville.
Pour l’affaire du diesel, le propos est vague et imprécis puisque la maire et son équipe ont semble t-il dit qu’il ne devrait plus y avoir aucun véhicule diesel en 2024 au moment des JO.
On peut se poser la question de savoir si c’est une discrète reculade de la maire de Paris (en vue des élections de 2020 ?), une erreur de tournure de phrase (la maire voulait dire que depuis 2020 il n’y aurait plus de diesels) ou alors en 2020 ce sera pour les particuliers et les entreprises mais 2024 sera l’année de la fin du diesel dans les transports en commun parisien. A préciser dans les prochaines semaines.

Pour donner un semblant d’apparence démocratique au projet, Anne Hidalgo a demandé aux mairies d’arrondissement d’aborder cette nouvelle mesure et l’instauration du plan climat dans la capitale les 5 et 6 novembre prochains. Par ailleurs, le sujet sera débattu le 20 novembre durant une séance du Conseil de Paris.
La maire de la capitale appelle les autres maires des grandes villes à faire de même dans les prochaines années afin d’éradiquer totalement les véhicules thermiques des villes de France… mais ne doutant de rien, d’Europe voire même du monde entier. On est une pasionaria ou on ne l’est pas.

La municipalité parisienne rappelle aussi, pour justifier ce choix éminemment politique, que SPF (Santé Publique France) a annoncé que la pollution de l’air est la troisième cause de mortalité en France. Elle complète et précise que pour les déplacements urbains, la ville mettra les bouchées doubles pour les transports en commun mais aussi pour accroitre le nombre de VE présents dans les systèmes d’autopartage. Les parisiens n’ont donc pas fini de payer pour Autolib’ et ainsi de constituer une rente à la société Bolloré.
Aucun mot sur les projets notamment sur les infrastructures de recharge totalement défaillantes et absentes dans la capitale, rien au sujet des voitures hybrides et hybrides rechargeables qui peuvent circuler actuellement plusieurs dizaines de kilomètres en mode électrique et encore moins sur les mutations nécessaires des parcs de véhicules de la RATP ou des véhicules municipaux thermiques (souvent diesel) qui circulent chaque jour par milliers dans les rues de Paris.
On a appris que la ville de Paris et le Grand Paris (probablement en restructuration très rapidement si on en croit le Premier ministre) allaient surement tout exploser en matière de transports publics de qualité… Une belle parole que les parisiens entendent depuis les années Jacques Chirac mais qui ne vient toujours pas.

Rien de neuf et surtout aucune solution alternative

Christophe Najdovski, l’adjoint chargé des transports, des déplacements, de la voirie et de l’espace public, a en tout cas confirmé l’affaire ce matin sur France Info. Il n’a apporté aucune information supplémentaire alors qu’il est un des instigateurs du projet, on lui doit une grande partie des aménagements actuels que l’on connait dans la gestion de la circulation. L’homme s’est borné à parler des voitures autonomes, de la modification à venir de la production imposée, plutôt de force, aux fabricants automobiles et de l’Inde qui aura interdit tout diesel sur son territoire en 2030… Promesse politique bien illusoire dans un pays de 1.3 milliard d’habitants où le diesel est un carburant prisé par les particuliers mais aussi les professionnels et industriels.
Bien sûr l’adjoint à la mairie de Paris n’a pas abordé les problèmes de la pollution industrielle aux abords de Paris et encore moins le problème (onéreux) des chaufferies collectives qui sont un fléau totalement éludé par Anne Hidalgo et son équipe.

Reste désormais les années 2020 et 2026 aux parisiens pour faire des choix et acter ou non la politique mise en place par Anne Hidalgo.

Via FranceInfo, BFM.


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