Pour beaucoup d’entre vous le nom d’Henry Hope-Frost ne dira rien. L’homme n’était pas pilote professionnel, ni constructeur automobile, ni le patron d’une petite marque dont les anglais ont le secret, il était seulement un journaliste automobile connu, reconnu et apprécié mais aussi, au fil des années, il était devenu un commentateur réputé des sports mécaniques outre Manche. Enfin et surtout, il était la voix et l’humour de Goodwood Revival depuis plus d’une quinzaine d’années.

Véritable passionné d’automobile et de moto, Henry Hope-Frost a fait une grande partie de sa carrière journalistique au sein du magazine automobile Autosport et de sa rédaction. Il a passé 22 ans dans le média anglais et il y était apprécié pour sa passion, son état d’esprit, son travail et son discours honnêtes et sans fards aussi bien au sujet des sports mécaniques, que des voitures contemporaines ou, et surtout anciennes qui étaient sa vraie passion.

Il était depuis longtemps déjà la voix et l’animateur de Goodwood Revival. Les compétiteurs, les visiteurs et les passionnés appréciaient ses compétences, sa bonne humeur, son coté showman et son humour… à l’anglaise. Henry ressentait et vivait Goodwood comme peu d’animateurs savent le faire.
Il va manquer du coté du circuit et du paddock anglais et en cette année 2018, il risque d’y avoir un peu de flottement et de tristesse dans l’air frais de septembre au moment de la grande fête dédiée aux autos, motos, avions et mode de vie durant les 30 Glorieuses.

Sachez que HHF est décédé jeudi dernier dans un accident de la route. Il circulait à moto et a, semble t-il heurté de face une Toyota Prius. Les détails de l’accident n’ont pas été révélés mais selon les secouristes présents sur place, le journaliste-commentateur-animateur serait mort sur le coup.

Pas encore agé de 48 ans, Henry Hope-Frost laisse une épouse et trois jeunes garçon. Il était aussi l’ami de nombreux grands pilotes auto et moto britanniques qui depuis quelques jours lui rendent hommage.

Nos pensées vont à la famille et aux amis du journaliste.

NDLA : il était un peu l’équivalent anglais de « notre » Igor Bietry.

Via Goodwood Road & Racing, GetSurrey


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