Il y a les SUV, les SUC, les SAC, les SAV, il y aura probablement le FUV. C’est dans un entretien rapporté par Bloomberg que le patron de Ferrari a confirmé le projet. Si ce dernier n’est pas encore passé au stade de la R&D puis de l’industrialisation, Sergio Marchionne a fait savoir que le constructeur de Maranello avait officiellement lancé les études nécessaires à la mise en place d’un tel projet automobilo-industriel. Il est donc fort probable qu’aux environs des années 2021-2022, nous découvrions un FUV signé Ferrari.

Mais un FUV c’est quoi ?

Si on en croit l’explication du patron de l’entreprise automobile d’Emilie-Romagne, un FUV c’est comme un SUV mais vu par Ferrari. En fait, un FUV c’est un Ferrari Utility Vehicle !
La belle affaire qu’on sentait venir depuis des mois à force d’allusions, de remarques des responsables de la marque italienne. Pourtant il y a quelques temps déjà, c’était l’an passé je crois, Marchionne assurait qu’il faudrait lui passer sur le corps avant que Ferrari ne produise un tel véhicule. On a ce jour la preuve que certains y sont parvenus et les pulls en cachemire de l’homme des Abruzzes doivent d’ailleurs s’en souvenir !

Exit donc les projets sympathiques comme celui d’une vraie « petite » Ferrari  et non d’une Portofino, place aux études dédiées à l’analyse du pour et du contre, l’analyse des coûts et des gains, la perception d’une telle auto par le marché et tout ceci sans oublier les réactions des clients qui pourraient avoir quelques réticences face à un FUV qui n’est en rien dans la lignée et l’esprit de Ferrari.
Toutefois les SUV n’étaient en rien dans l’ADN et l’histoire de Bentley, Rolls-Royce ou Lamborghini et pourtant tout semble rouler pour eux soit sur le marché pour le Bentley soit dans les réservations pour les deux autres.
La demande pour des véhicules de grand luxe surpuissants, surélevés avec 4 ou 5 portes et 4 ou 5 places est importante actuellement. On imagine les gains financiers pour la trésorerie de la marque italienne pour des coûts de R&D qui ne seront pas exorbitants et surement inférieurs à ceux de la création d’une hypercar.

On imaginera sans peine qu’un tel véhicule sera hybride et associera soit un V8, soit un V12 avec une motorisation électrique classique ou un ensemble de type Kers.
L’étude de faisabilité ainsi que les premières ébauches stylistiques mais aussi techniques sont lancées ou vont être lancées dans les prochaines semaines. D’ailleurs le patron de Ferrari nous fixe rendez vous dans 30 mois maximum pour nous dire ce qu’il en est de ce projet même si nous connaissons déjà la réponse.

Donc le prochain tabou qui doit sauter chez Ferrari, c’est l’engagement en Formule E, c’est bien ça, non ?

Via Bloomberg.
Crédit illustration : Federico Bernardi

 


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