Dacia a profité du salon de Paris afin de présenter quatre nouveaux modèles. Il s’agit de la nouvelle Sandero, Sandero Stepway, Logan ainsi que sa déclinaison break ou MCV. Aussi, le constructeur franco-roumain a attendu le restylage de ces derniers modèles afin d’incorporer la fameuse boîte EDC sur son Duster suite à une forte demande de ses clients. Nous sommes allés à Split en Croatie essayer ces quelques nouveautés et notamment : la Sandero, sa déclinaison Stepway ainsi que le Duster équipé de la boite EDC.

SOMMAIRE

Page 1: Duster EDC, le bon compromis ?

Page 2 : La Sandero Stepway et SCe 75

Page 3: Que retenir  ?

Duster EDC, le bon compromis ?

La clientèle européenne opte de plus en plus pour des transmissions automatiques, qu’elles soient à convertisseur de couple ou robotisées (à simple ou double embrayage)  au détriment de la bonne vieille boite manuelle. Il faut dire que les boites automatiques sont de plus en plus fiables et que le surcroît de consommation en carburant est contenu. En 5 ans, le marché des boites automatiques a plus que doublé et désormais, 1 voiture sur 4 vendue en Europe dispose d’une boite auto. Dacia a fait le choix d’équiper son Duster de la boite à double embrayage EDC que l’on retrouve d’ailleurs sur le nouveau Renault Espace, Talisman ou encore la Mégane IV : autant vous dire que c’est du sérieux. Malheureusement, cette boite EDC n’est disponible (pour le moment) qu’avec le moteur 1.5 dCi de 110 chevaux en deux roues motrices seulement. Les versions 4*4 elles devront toujours se contenter d’une boite manuelle (nous l’avions essayée durant l’été). Autre déception, il faut obligatoirement choisir la version Lauréate Plus ou Black Touch (les deux finitions les plus chics du Duster facturées respectivement à 18 100 et 19 100 €) afin de pouvoir équiper son Duster d’une boite EDC.

Nous avons eu à l’essai le Duster dans sa finition Black Touch qui remplace depuis septembre la finition Prestige. Il se distingue par ses montants de portes noirs mat, une calandre et des rétroviseurs noirs, des jantes alliages 16 pouces diamantées ainsi que des barres de toit couleur satinée. Cette nouvelle finition dispose également d’une caméra de recul très loin du haut de gamme certes mais qui suffit pour ne pas abimer son SUV. Mise à part ces quelques améliorations, le Duster ne change pas de look et reste fidèle au design originel avec un aspect toujours aussi robuste. A l’intérieur, on est dans une Dacia donc rien de bien fou fou mais cela reste tout à fait correct pour une utilisation quotidienne. Le seul hic que j’ai pu noter se trouve au niveau de la zone de contact entre la jambe gauche et la portière. Le système lève vitres ajoute une épaisseur supplémentaire et cette partie plastique n’est pas du tout moussée. Au final, si comme moi vous avez l’habitude de reposer votre jambe gauche au niveau de la contre-porte, cela peut hélas vite devenir douloureux …

Le Duster équipé de la boite EDC gagne franchement en agrément de conduite. Les passages de rapports se font naturellement sans accrocs et de manière totalement fluide. L’association du Duster à la boite EDC est pour moi une vraie réussite. Cette dernière est réactive et passe les rapports au bon moment (ce que je craignais le plus avant d’en prendre le volant). Il faut néanmoins dépenser 1300 € afin d’équiper son Duster d’une boite EDC. Pour le reste, le 1.5 dCi suffit amplement afin de tracter les 1200 kg du Duster sans toutefois faire preuve de dynamisme. Mais voilà, le Duster a aussi pas mal de défauts qui on l’espère seront corrigés avec la nouvelle version prévue pour 2017. Les mouvements de caisse sont importants, la direction est lourde et peu informative, enfin l’insonorisation est mauvaise à bord de ce Duster.

Passons désormais à l’essai de la Sandero restylée et du nouveau moteur SCe 75.


Commentaires

1 2 3
Plus d'articles