La catégorie des SUV et crossovers est la plus en vogue sur l’ensemble de la planète. L’Europe ne fait pas exception, et pour ne pas rater le train, BMW a repensé la recette de son modèle compact, le X1. Plus court, plus haut, cette 2ème génération, baptisée en interne du doux nom de Type F48, a débarqué en concessions le 22 octobre dernier. Nous avons pu en faire l’essai sur les routes du Lot et Garonne afin de vous donner nos premières impressions.

1 – Le tour du propriétaire
2 – Derrière le volant
3 – La partie qui fâche

Introduction

L’histoire du BMW X1 est relativement courte. C’est une bavaroise récente, datant à peine de 2009 pour la première génération, la Type E84. A l’époque, BMW voulait proposer une alternative à son X3 qui soit plus petite mais aussi et surtout plus accessible… Pris par le temps, BMW avait eu recours à la plateforme de la Série 3 Touring X-Drive pour réaliser ce X1, d’où une allure de break surélevé.

Les chiffres de ventes de la 1ère génération sont très gratifiants pour la marque à l’Hélice : BMW a fait de son X1 le premier SUV « Compact Premium », créant ainsi un nouveau segment et en monopolisant le marché. Avec plus de 730.000 unités vendues dans le monde en 6 ans, les X1 ont fait forte impression dès leur arrivée. En France, le X1 fut le 2ème modèle le plus vendu par BMW durant son cycle de vie. Il s’agit donc d’un renouvellement absolument pas anodin pour la marque, alors que la concurrence trépigne : Audi Q3, Mercedes GLA, mais aussi en trame de fond des généralistes offesifs (Nissan Qashqai, Renault Kadjar).

Le tour du propriétaire

« Petit X1 deviendra grand » : après six années de bons et loyaux services, il était donc temps pour ce X1 de grandir… eh bien, non ! Au premier coup d’œil, ce X1 se montre plus imposant que son prédécesseur : avec 1m60 de hauteur, il gagne 5cm. La largeur, quant à elle, grandit de 2 cm par rapport à l’ancien modèle et passe ainsi à 1m82. Mais la ligne, elle, perd 1,5 cm, culminant à 4,44 m. C’est assez rare dans la production actuelle… Grâce à ces nouvelles proportions, le nouveau X1 a une meilleure prestance. Autre bon point découlant du gain de hauteur : La position de conduite elle-même s’en trouve rehaussée de 3.6 cm, ce qui permet d’accroitre la sensation de conduite typée « SUV ». Une légère cure d’amaigrissement permet de diminuer le poids façon régime minceur : pour exemple, le X1 18d nouvelle génération pèse 1.505 kg contre 1.555 kg pour l’ancienne génération, soit une perte de poids de 50 kg. C’est toujours ça d’économisé.

Au niveau du design extérieur, ce nouveau X1 reprend les codes de la marque bavaroise ce qu nous donne :

  • Face avant : on retrouve la fameuse « calandre à haricots », dont la hauteur a été accrue, accompagné d’un dessin en « X » maintenant commun à toute la gamme… X. Fort à propos ! On remarquera aussi des phares à LED reprenant bien l’identité visuelle de la marque (les angel eyes biseautés), sans que toutefois les optiques rejoignent le chrome de calandre.
  • Profil : il se voit modifié lui aussi avec un empattement augmenté. Cependant, le porte-à-faux entre roues et pare-chocs a diminué, ce qui donne une impression de profil allongé. On retrouve aussi cette ligne de ceinture partant de la roue avant, passant par les poignées et se terminant dans le feu arrière, généralisé sur la gamme X entière. De série, le X1 est équipé de jantes 17″ à rayons en « V » qui font, avouons-le, un poil petites. L’avant du profil est aussi retravaillé suite à l’abandon de l’architecture traditionnelle à moteur longitudinal et propulsion, chère à BMW, au profit d’un schéma plus classique emprunté à Mini : Moteur transversal et traction. C’est la conséquence de l’adoption de la plateforme UKL, partagée avec la gamme Mini.
  • A l’arrière, les feux sont en 2 parties, aile/hayon, bien intégrés et prolongeant la ligne de ceinture. BMW a aussi joué sur les lignes horizontales pour donner un aspect plus large et massif à l’arrière. Rehaussé, l’arrière affirme son caractère baroudeur et donc « X ». Un diffuseur avec une double sortie d’échappement est aussi intégré à partir des motorisations 20d/i.

En passant à l’intérieur, on remarque les progrès effectués par BMW par rapport à la précédente génération de X1. Les matériaux employés sont efin plus soignés, le style plus valorisant et plus en phase avec la clientèle premium visée. Les principales modifications concernent l’aménagement de la planche de bord : un GPS en position haute avec écran de 6,5’ arrive, ainsi qu’entre les sièges un contrôleur iDrive ; la climatisation est désormais automatique bi-zone, et le fameux pad rond servant de contrôleur multimédia pour un système complet est livré de série (radio, CD, USB et Bluetooth). Annexe à ce pad, nous retrouvons le bouton sélecteur de mode de conduite permettant de choisir entre divers profils : Eco Pro, Comfort et Sport. Les réglages influent surtout sur la réactivité de la pédale d’accélérateur et en fonction des options choisies, sur la boîte de vitesses et/ou les amortisseurs. Point important aussi, car lié à la sécurité, c’est la présence d’un bouton « SOS » au niveau du rétroviseur central. Cela permet d’avertir une hotline de secours en cas d’accident, avec géolocalisation de la voiture automatique. A ce jour, toutes les BMW disponibles au catalogue en sont équipées de série.

Autre point intéressant concernant la finition : le design intérieur est soigné avec l’utilisation d’aluminium, de boiseries et d’inserts lumineux du plus bel effet.

La vie à bord, à l’avant en tout cas, est très confortable : les sièges offrent un bon maintien, la position de conduite, bien qu’un peu haute, est bien adaptée au couple tableau de bord / volant avec toutes les fonctions à portée de main.

En passant à l’arrière, c’est une agréable surprise qui nous attend, on retrouve un bon espace pour les passagers, avec une banquette arrière reculée de 66 mm par rapport à la précédente itération, ce qui augmente très clairement l’espace aux jambes. Pour couronner le tout, le tunnel de transmission a été abaissé de 60 mm par rapport à l’ancienne génération. C’est donc un important effort d’aménagement fait par BMW qui mérite d’être remarqué : c’est aussi et surtout la conséquence du changement d’architecture de la voiture qui n’est plus basée sur un tandem moteur longitudinal / propulsion mais sur une plateforme de traction à moteur transversal (déclinable en intégrale, comme ici). Eh oui, d’un point de vue architectural, cette BMW tient plus de la Mini que de la traditionnelle « Béhème » !

Au niveau de l’ergonomie globale, nous sommes confortablement installés, que ce soit à l’avant ou à l’arrière. Les sièges sont confortables et offrent un bon maintien. On retrouve des rangements disposés un peu partout dans le véhicule, que ce soit sous l’accoudoir conducteur, sous les sièges avant, dans le dos des sièges et sous le fond plat du coffre.

Pour parfaire l’aménagement, la banquette arrière est rabattable en sections de 40/20/40 permettant d’agrandir l’espace de chargement en fonction des besoins. Puisque nous abordons cet aspect, le coffre offre un volume en configuration standard de 505 dm3, soient 85 dm3 de plus que son prédécesseur (+20%). Lorsque la banquette arrière est rabattue, le volume disponible passe à 1.55 m3 soit plus de 3 fois son volume initial.

C’est donc globalement très bon sur ce tour du propriétaire, que ce soit au niveau du design extérieur/intérieur ou sur les points d’habitabilité, d’espace et de modularité.

L’entrée de gamme est constituée par la « Finition Lounge ». Ce niveau d’équipements propose de série des gadgets très utiles comme par exemple :

  • Appel d’Urgence Intelligent.
  • Climatisation automatique bi-zone.
  • Autoradio « BMW Professional » CD, 6HP, prise auxiliaire et usb…
  • Avertisseur de risque de collision.
  • Avertisseur de dépassement de lignes.
  • Écran multimédia 6.5″ avec commande par « Controller iDrive ».
  • Contrôle de la transmission.
  • Sélecteur de mode de conduite.

D’autres finitions peuvent-être choisies : « Sport », « xLine » ou « M Sport ». Reprenant toujours comme base le niveau « Lounge » mais avec des options supplémentaires comme par exemple : Projecteurs LED, direction DirectDrive à démultiplication variable, volant sport ou autres finitions de style extérieur.
Maintenant que nous savons à qui nous avons à faire avec ce X1, passons sur la route pour en prendre le volant.

1 – Le tour du propriétaire
2 – Derrière le volant
3 – La partie qui fâche


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