La Vignette Crit Air, vous la connaissez. Cette pastille de couleur, instaurée à Paris en 2014, s’appuie sur l’année de votre véhicule et son énergie utilisée pour vous autoriser ou non à conduire dans la capitale.
Aujourd’hui, d’après une information France Bleu Paris, cette mesure pourrait s’étendre des limites du périphérique parisien jusqu’aux limites de l’autoroute A86. Cette autoroute entoure Paris et les communes adjacentes. La mesure pourrait entrer en vigueur dès 2019, contrairement à notre poisson d’Avril concernant la fin des immatriculations des véhicules d’occasions.

Embouteillage paris

La vignette Crit’Air pourrait agir plus largement

Initialement, il s’agissait d’une décision parisienne dans le but de réduire les émissions polluantes liées à l’automobile. Louée par certains, contestée par d’autres, cette mesure a eu pour effet de de voir une taxe supplémentaire pour l’ajout d’un vignette (4,18 euros jusqu’au 28 février 2018, 3,62 euros depuis) pour tout véhicule immatriculé en France voulant circuler dans la capitale. Les résultats écologiques réels? Nous attendons toujours leur communication.

Fort de ce constat et dans une politique de généralisation des mesures entre Paris et la métropole du Grand Paris, il a été proposé d’agrandir la zone concernée par la vignette à toutes les villes se trouvant dans la couronne de l’autoroute A86. Des dizaines de communes des Hauts de Seine (92), de Seine Saint Denis (93) et du Val de Marne (94) sont concernées. Daniel Guirraud, vice-président du Grand Paris en charge de l’environnement explique cependant que l’application de cette mesure dépendra du pouvoir de police des maires des communes concernées. Ainsi, si ces dernier(e)s n’approuvent pas cette extension, cette mesure pourrait ne pas voir le jour.

Vignette Crit'air extension

L’idée est donc de continuer la lutte contre les véhicules essences dit sales. Pour ce qui est des véhicules diesel, l’objectif est leur extinction dans les villes concernées. Pour rappel, Paris s’est fixé 2024 comme date d’extinction du diesel dans la capitale. Nous avons hâte de voir les conducteurs de poids lourds en vélo et les milliers d’utilisateurs de bus en trottinette électriques …

paris sans voiture

Quelles alternatives ?

Evidemment la pollution est affaire de tous. Nous sommes tous concernés par la qualité de l’air puisque c’est notre moyen de survie. Cependant, la pollution vient-elle uniquement de l’Automobile ? Nous ne vous ferons pas l’affront de répondre tant la réponse est évidente. Mais, même en ce qui concerne l’Automobile, des solutions pourraient être mises en place. Nous voyons ainsi :

  • Une recherche de fluidité du trafic routier. En effet, un trafic fluide génère beaucoup moins de pollution qu’un embouteillage. Hors, en Ile de France, la tendance est plutôt à réduire les voies de circulation, et donc augmenter les ralentissements, donc la pollution.
  • Favoriser l’éco partage. Une voiture comprend bien souvent 4 places. Favoriser le covoiturage avec de grandes zones de récupération en périphérie de l’agglomération permettrait de réduire le nombre de véhicules présents sur les routes.
  • Faire des interdictions logiques et non pas calendaires. En effet, le même véhicule, qu’il soit d’une date 1 ou d’une date 2, dans la même configuration, n’aura pas les même droits de circulation.

Evidemment, de nombreuses voix se sont déjà fait entendre contre le projet, mettant en avant une nouvelle fois des inégalités financières entre chaque citoyen générées par les responsables politiques. Il en va de notre liberté fondamentale de déplacement !

Sources : France Bleu Paris, Le Figaro, Le Parisien.


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