Après une année 2016 difficile, une année 2017 guère meilleure, la marque automobile chinoise Denza, créée dans le cadre d’une co-entreprise financée à parts égales entre BYD et Daimler, va recevoir une nouvelle contribution financière destinée à l’aider à progresser ou au moins à survivre. Avec ce budget supplémentaire, l’entreprise sino-germanique espère relancer son unique modèle, la Denza 500. 

Après les investissements initiaux réalisés sur 4 ans, puis une rallonge à hauteur de 1 milliard de yuans (~134 millions d’euros) arrivée en 2017, Denza ne semble toujours pas décoller malgré les mirobolantes promesses du marché chinois des véhicules électriques.
En 2016, la marque n’a vendu que 2.287 véhicules et même si la progression est importante, l’an passé ce ne sont que 4.685 acheteurs qui ont pris livraison d’un monospace électrique Denza [ndla : la Denza 400/500 est l’unique modèle de la marque].
Au regard de l’importance du marché automobile chinois (24 millions de VN/an), on ne peut que constater que la marque est même très loin d’autres constructeurs locaux récemment nés. On pense à notamment à Qoros ou Borgward.

Arrivé sur le marché en avril dernier, la « nouvelle Denza 500 » s’est vendue à moins de 290 exemplaires en près de deux mois, ce qui est loin d’être un succès pour ce VE sans charme bien qu’inspiré par la Classe B et doté d’une autonomie officielle proche des 400 km.

Daimler et BYD devant ce qu’on peut plus ou moins appeler un échec, vont encore remettre la main au porte-monnaie pour apporter à Denza quelques 800 millions de yuans (107 millions d’euros) afin de financer essentiellement les frais de fonctionnement et un peu de communication.
Selon les éléments recueillis cet argent frais ira aux dépenses de personnel (salaires et charges), la publicité, le marketing, le paiement des fournisseurs, le remboursement des prêts, l’achat ou le rachat de véhicules, la mise à niveau des batteries (???) et la mise en place d’un réseau de SAV quasi inexistant depuis le lancement de la Denza 400 fin 2015.

Bref, on notera qu’au pays du véhicule électrique tout n’est pas rose pour les petits nouveaux même si « les parents » portent des noms connus et reconnus comme c’est ici le cas avec BYD et Daimler AG, c’est-à-dire Mercedes-Benz.
Si la Denza 500 avait été un SUV plutôt qu’un monospace, le succès aurait peut-être été là !

NDLA : la Denza 500 a pris la relève de la Denza 400 et propose deux moteurs fort de 86 kW (116 ch) et 290 Nm et 135 kW (184 ch) et 300 Nm. Ces moteurs sont alimentés par une batterie d’une capacité de 70 kWh et promet officiellement une autonomie NEDC de 450 km.

Via China AutomotiveNews.


Commentaires

Plus d'articles