Après le F-Pace lancé il y a un an et demi, Jaguar dévoile aujourd’hui l’E-Pace : un second SUV, plus compact, qui devrait assurer de belles retombées économiques à la firme anglaise.

Même si la gamme de Jaguar (et parallèlement, celle de Land Rover) s’est largement étoffée depuis son rachat par le groupe Tata en mars 2008, ce n’est pas pour autant tous les jours qu’elle compte une nouveauté. Or, un mois après la XF Sportbrake, la XE SV Project 8 et quelques semaines avant son tout premier modèle électrique (l’I-Pace), Jaguar révèle en fanfare l’E-Pace. Un nouveau modèle pour le moins important puisqu’il représente la première excursion de la marque anglaise dans le segment des SUV compacts.

F-Pace + F-Type = E-Pace

Long de 4,39 m (pour 1,65 m de haut et…1,98 m de large !), il viendra chasser dès le début de l’année prochaine sur les terres des BMW X1, Audi Q3 ou encore Mercedes GLA. Parmi ses arguments, une silhouette toute en rondeur qui contraste avec ses concurrents allemands, mais aussi avec son cousin, le Range Rover Evoque. Le Jaguar E-Pace a un look « rondouillard », qui semble lui donner l’aspect d’une boule de nerf. Il s’inspire largement en tout cas de son grand frère, le F-Pace (long de 4,73 m), tout en y ajoutant des ingrédients de style du coupé (et cabriolet) F-Type, notamment dans les phares et les feux.

Dévoilé en version « First Edition » (disponible uniquement la première année de lancement), le Jaguar E-Pace joue en effet les sportifs : jantes de 21 pouces (« style 6014 »), larges entrées d’air et double sortie d’échappements sont de la partie.

Une philosophie que l’on retrouve dans l’habitacle, puisque là aussi, l’E-Pace s’inspire de la F-Type : les trois molettes de climatisation rappellent directement cette dernière. De même que le tableau de bord tourné vers le conducteur, avec sa poignée de maintien qui peut aussi rappeler le Peugeot 3008 premier du nom dans sa forme.

Jaguar_E_Pace_2017

Inspiration F-Type aussi à l’intérieur

Dans les faits, la planche de bord du Jaguar E-Pace est classique, mais paraît être au niveau technologiquement parlant : l’instrumentation 100% digitale derrière le volant semble être une réponse au virtual cockpit d’Audi, d’autant qu’elle a exactement la même taille que ce dernier, soit 12,3 pouces. Celle-ci est complétée par un écran central de 10,1 pouces (et format 21/9), tactile, qui permet par exemple un accès à Spotify. Les fans de musique apprécieront ! Par ailleurs, le Jaguar E-Pace proposera un affichage tête haute.

Le volume du coffre quant à lui s’étend de 577 à 1234 litres lorsque la banquette 2/3 – 1/3 est rabattue. Un volume à vérifier mais qui sur le papier, semble très convaincant, notamment face aux Mercedes GLA (421 l) et BMW X1 (505 l). Son hayon peut par ailleurs être ouvert en passant le pied sous le bouclier, tandis que Jaguar propose le même bracelet étanche et anti-choc que sur le F-Pace, qui permet de remplacer la clé de contact « classique » en cas de sortie sportive. Il suffit de l’approcher au niveau du logo Jaguar, sur le hayon, pour déverrouiller la voiture.

Un vrai SUV, disponible en 4×2 et 4×4

En véritable SUV, le Jaguar E-Pace sera proposé en version 2 roues motrices (dans ce cas, il sera une traction) et en transmission intégrale. En fait, seul le diesel d’entrée de gamme (D150, le « 150 » correspondant au niveau de puissance, donc 150 ch) sera de série associé à la transmission 2 roues motrices, alors que le client pourra choisir la transmission intégrale en option. Pour les autres motorisations (D180, D240 puis en essence P250 et P300), les quatre roues motrices seront de mise. L’ensemble des moteurs (tous des quatre cylindres) seront accouplés à une boîte de vitesse automatique à 9 rapports, sauf les deux diesels d’entrée de gamme qui laisseront le choix entre la transmission automatique, et une boîte manuelle à 6 rapports.

Par ailleurs, le diesel de 240 ch et l’essence de 300 ch proposeront un différentiel actif (« Active Driveline ») qui agit sur le couple vectoriel et qui donne à l’auto un tempérament encore plus sportif. Le 0 à 100 km/h réalisé en 6,4 s par l’E-Pace P300 paraît le confirmer ! A côté de cela, le SUV compact de Jaguar peut bénéficier de quelques aides électroniques pour évoluer hors du bitume… même si la marque anglaise ne semble pas vouloir mettre l’accent dessus, sans doute pour laisser le rôle du « baroudeur » à Land Rover. Il propose enfin quatre modes de conduite (Normal, Dynamic, ECO et Rain, Ice and Snow) qui influe notamment sur la direction et les suspensions.

Un anglais aux accents autrichiens

Produit chez Magna Steyr en Autriche, l’E-Pace arrivera en concession tout début 2018 avec un tarif de base établit à 35 700 euros, pour un E-Pace diesel 150 ch 2 roues motrices. Mais, bien sûr, avec les options et des motorisations plus puissantes, le prix grimpe vite : comptez par exemple au minimum 63 700 euros pour un E-Pace D180 « First Edition ».

Un tour sur le configurateur, déjà disponible, suffira pour vous en convaincre : même s’il est tout nouveau, l’E-Pace se place au niveau tarifaire des références du segment ! Il a tout de même un avantage : celui d’arriver au bon moment. En effet, l’Audi Q3, commercialisé depuis 2011, ne devrait pas être remplacé avant un an minimum, tandis que le Mercedes GLA est à mi-carrière et que le BMW X1 en est presque au même point. La menace pourrait finalement venir de Suède, puisque Volvo devrait présenter d’ici la fin de l’année son XC40, inspiré du concept-car 40.1. Aussi, BMW prépare activement le X2, sorte de version coupé du X1 qui devrait donner la réplique au Jaguar E-Pace côté look… affaire à suivre !

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Le Jaguar E-Pace est d’ores et déjà configurable !

Ci-dessous, les vidéos officielles communiquées par Jaguar, et notamment celle d’un nouveau record établit par l’E-Pace :


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