Harlley-Bamber-Bernhard (Porsche 919 Hybrid) et 23 heures pour la gloire.

Quelle folle nuit que celle que nous avons vécu en cette chaude, très chaude édition des 24 Heures du Mans 2017 !

On ne donnait pas cher de la peau de la Porsche des deux All Blacks Hartley et Bamber qui, associés à Timo Bernhard, croyaient bien avoir perdu toute chance samedi soir à 18 h 30 lorsque l’hybridation de leur 919 les lâcha.
Fort heureusement, Bamber, alors au volant, put rallier son stand sur une voiture sérieusement handicapée. La réparation dura une heure. Hartley repartit le couteau entre les dents. Loin, dans les profondeur du classement.
Un peu plus tard une autre séquence époustouflante mit fin aux espoirs des Toyota. La 8 puis la 7 et enfin la 9 y allèrent toute trois de leur catastrophique moment. D’abord Buemi rentra avec un système hybride quasiment en feu, il perdit lui deux heures pleines à le changer.
Puis Kobayashi, alors en tête resta en rade au bord du circuit. Moteur thermique en rideau. La seule énergie de ses moteurs électriques ne lui permit pas de rallier les stands.
Enfin juste un peu plus tard Lapierre voyait sa TS050 lui échapper (une percussion arrière d’une LMP2 ?). C’en était terminé des espoirs japonais en moins de temps qu’il faut pour préparer une revanche. La malédiction Toyota persiste. Elle dure depuis les débuts de la marque japonaise au Mans, il y a déjà fort longtemps. Un chat noir a dû élire domicile dans un des camions du team.

Débarrassé de l’armada Toyota, Porsche pensait bien avoir fait le plus difficile. Jani-Lotterer-Tandy n’avait qu’à contrôler l’escadrille des LMP2 qui vrombissaient juste derrière l’allemande.

Alors, au petit matin, quand Lotterer ralentit, puis ralentit puis ralentit encore, un souffle de stupeur passa sur le circuit et les tribunes. Encore une fois c’était un coup de l’hybridation. Le pilote germano-belge tenta bien de rentrer à la base mais là aussi, la petite autonomie de la motorisation électrique le laissa en détresse. André sortit alors de son proto LMP. C’en était fini des espoirs de l’équipage de la Porsche numéro 1.
Ils avaient ferraillé toute la nuit et grand bien leur en pris. Les deux Kiwis, Hartley, Bamber et Bernard, l’homme de base, se mirent à rêver de nouveau.
Devant, les LMP2 espéraient mais que ce soit du côté de Jacky Chan DC Racing et de ses très performantes Oreca 07, de Vaillante et son Oreca 07 ou d’Alpine avec l’A470, on se faisait guère d’illusion. Porsche était encore là. A raison de 10 secondes au tour la LMP1 stutgartoise allait, c’était sur, se hisser à l’avant de la course. Andreas Seidel pouvait alors retrouver le sourire mais que cette épreuve mancelle fut encore une fois terrible.

Mais que les LMP2 furent brillantes, compétitives et dans le très bon tempo. Au point qu’on commence à douter de la justesse de la « grosse step technique » franchie cette saison. Nul doute que les usines sauront peser de tout leur poids pour redonner moins d’allant aux protos atmosphériques en 2018.
Une chose est aussi sure, Porsche l’a encore emporté au Mans et ce pour la dix neuvième fois.

Les classements :

Crédits photos : ACO, Dunlop, Michelin.


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